La Creuse Agricole 11 octobre 2012 à 14h32 | Par Sophie Giraud-Chatenet

Université de l’accueil - Un trait d’union entre ville et campagne

S’installer à la campagne en trouvant les mêmes services qu’en ville ? Quelle est farfelue cette idée ! Et pourtant, la question de l’accessibilité au service reste au cœur de l’accueil de nouvelles populations en milieu rural.

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- © La Creuse agricole et rurale
L’université de l’accueil de nouvelles populations s’est installée, la semaine dernière, à Clermont-Ferrand. Durant trois jours, des débats et rencontres ont alimenté la réflexion ou plutôt la question «la campagne peut-elle rivaliser avec l’attrait des villes?». Comme un clin d’œil un peu provocateur, ce quatrième rendez-vous de l’université de l’accueil avait annoncé franchement la couleur avec son slogan : «Partout la ville?».
À l’ère du durable et de l’attrait pour tout ce qui de près ou de loin est vert, la campagne a néanmoins de sérieux atouts pour tirer son épingle du jeu, et surtout attirer de nouvelles populations. Prenez les jeunes urbains âgés de 18 à 29 ans par exemple, selon une étude Opinionway réalisée récemment, il serait un sur deux a estimé que la qualité de vie à la campagne est très bonne. Leur jugement est le fruit d’une expérience puisqu’ils ont vécu plus ou moins longtemps en dehors de la ville. A priori séduits par la campagne, ces jeunes y mettent toutefois plusieurs préalables. Qualité de vie rime pour 73% d’entre eux à travail intéressant et revenus tout aussi attractifs (à 66%). À 65%, les jeunes revendiquent de pouvoir se déplacer facilement et d’avoir un accès rapide aux services de proximité. Et le cadre de vie dans tout ça, il vient bien après, il est annoncé en priorité par 43% des sondés.

Défendre le principe de complémentarité
Calme, nature, faible pollution se heurtent au sentiment d’isolement, au manque de transports et d’animations. Si bien que 52% des personnes interrogées ont avoué ne jamais avoir envisagé de s’installer un jour à la campagne. Insurmontables ces obstacles? Pas si sûr, «si chacun y met un peu du sien», a expliqué André Marcon, président de la chambre régionale de commerce et d’industrie d’Auvergne et de l’assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie.
Prenant l’exemple du haut débit, il a insisté sur le fait qu’il devait exister une forme de péréquation entre la ville et la campagne. Pour Jean-Yves Bechler, commissaire de Massif, «la ville a besoin des forêts, des rivières et des espaces verts que seule la campagne est en mesure de lui fournir». Et à ce titre là, une solidarité peut s’opérer.
Derrière l’accessibilité au service, évidemment se profilent des questions financières. La faible densité de population constatée dans certains espaces ruraux engendre des coûts d’installation de tels ou tels équipements plus élevés qu’en ville. C’est la raison pour laquelle certains défendent le principe de complémentarité. L’idée commence à faire son chemin, reste à savoir quelle forme elle prendra.

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