La Creuse Agricole 20 décembre 2016 à 08h00 | Par Elsa Ebrard

Une journée régionale pour mettre en réseau les GIEE de Nouvelle‑Aquitaine

Le 10 novembre, la Fédération régionale des groupes d’étude et de développement agricole (FRGeda) Nouvelle-Aquitaine et la Chambre d’agriculture de Haute-Vienne ont réuni 30 agriculteurs et conseillers agricoles du Limousin pour une journée de valorisation et d’échanges sur les GIEE.

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Depuis un an, le projet MIRACL, porté par la Fédération régionale du Limousin, amplifie la diffusion de pratiques agro-écologiques. Il s’appuie sur des collectifs d’agriculteurs et accompagne l’émergence de projets nouveaux, visant notamment à la création de GIEE (Groupement d’intérêt économique et environnemental). Ces derniers mois, la FRGeda a ainsi organisé la visite du groupe de développement de Boussac, en partenariat avec la Chambre d’agriculture de Creuse et celle du groupe de Ligneyrac avec la Chambre d’agriculture de la Corrèze.

Un tour d’horizon des GIEE du Limousin
Les 30 participants (agriculteurs, responsables professionnels, animateurs, agents de l’État) ont pris connaissance de posters présentant les 20 projets GIEE reconnus en 2015. Un focus a été mis sur 4 groupes GIEE, membres de différents réseaux : en Haute-Vienne, le GIEE de la Cuma de Lavignac, le GIEE du GVA de Mézières-Bellac, le GIEE du Champ du Bocal de l’ARDEAR ; en Creuse, le GIEE de l’association Combrailles Energie. Cette présentation a mis en lumière la diversité des projets et des accompagnants et les passerelles possibles entre réseaux.

Une étude régionale menée
La Mission Études de l’Agence de services et de paiement (ASP) a présenté l’étude « Le dispositif GIEE : des collectifs d’agriculteurs en transition vers des formes plurielles d’agro-écologie ? » menée en 2016. Ce travail a montré, suite aux enquêtes faites au niveau des GIEE de Nouvelle-Aquitaine, les motivations pour les changements de pratiques, les dynamiques agro-écologiques en œuvre au sein des réseaux, la motivation à être reconnus en GIEE, la dynamique du collectif et le rôle de l’animateur.

Des pistes de travail entre réseaux
Des ateliers entre agriculteurs et entre animateurs ont corroboré les conclusions de l’enquête présentée. Le dispositif GIEE a ainsi favorisé pour ces acteurs du développement, la formalisation d’un groupe autour d’un projet, la redynamisation collective, la reconnaissance de leurs pratiques vertueuses et les a légitimés dans le paysage rural. Néanmoins, tous regrettent l’absence de financements pour ces groupes projet et déclarent unanimement : « sans animation, le groupe n’avance que très lentement ou pas du tout ».
Une deuxième séquence a permis aux participants de s’exprimer sur la volonté de poursuivre, de communiquer vers leurs collègues agriculteurs, mais aussi vers le grand public et les collectivités afin d’orienter les projets vers l’économie circulaire.
En conclusion de la journée, une ouverture pour 2017 est envisagée avec la mise en réseau des groupes travaillant sur l’agro-écologie en Nouvelle-Aquitaine. Jean Lavergne, président de la FRGeda, a conclu : « Les idées émergent plus vite dans le collectif. La confrontation d’idées différentes est positive. »

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