La Creuse Agricole 16 mars 2012 a 10h30 | Par A.M.

SNAE - Les retraités s’invitent dans le débat présidentiel

Mercredi 7 mars, à l’occasion de leur congrès annuel, les anciens exploitants ont remis à tous les candidats à l’élection présidentielle, la pétition nationale pour l’amélioration des retraites agricoles qui a recueilli plus de 80 000 signatures dans toute la France.

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« Nous faisons du sur-place depuis plusieurs années sur le montant des retraites. D’où l’idée de lancer cette pétition avant la présidentielle. En espérant que nous finirons par être écoutés », a déclaré Jean-Paul Bizien, le président de la Section nationale des anciens exploitants de la FNSEA. Le 7 mars, à la tête d’une délégation de retraités agricoles de Bretagne et des Pays de Loire il a remis les 80 000 pétitions recueillies dans l’Ouest, sur l’amélioration des retraites, à Antoine Herth député du Bas-Rhin au QG du candidat Nicolas Sarkozy à Paris. Au même moment, à 11 heures précises, neuf autres délégations des anciens exploitants de toutes les régions françaises faisaient la même démarche dans les différents états-majors des candidats pour remettre l’ensemble des pétitions. À chaque fois, ils étaient accompagnés par un représentant de la FNSEA, témoignage du soutien total apporté par la centrale syndicale à cette initiative.
Les anciens exploitants sont amers. Malgré les promesses maintes fois réitérées, les retraites agricoles ne décollent pas : 542 euros par mois pour une femme avec une carrière complète, éventuellement bonifiées par un supplément de 173 euros par mois si elle a eu trois enfants. Pour les hommes, la retraite atteint péniblement 680 à 700 euros mois. « On nous avait promis, quand la retraite complémentaire obligatoire a été créée, un montant  de retraite équivalent à 75 % du Smic. Nous l’avons atteint en 2003. Depuis nous sommes revenus à 70,5 % », précise Jean-Paul Bizien qui déplore ce décrochage. Depuis les revalorisations des retraites n’ont pas suivi l’augmentation du Smic. « On peut vivre tant qu’on a la santé et qu’on peut rester à domicile ». Mais dès que survient un accident de la vie, les difficultés s’accumulent, poursuit le président qui ne considère pas que les demandes des anciens soient particulièrement déraisonnables. Avant de déplorer que Nicolas Sarkozy ait renoncé à régler la question de la dépendance des personnes âgées, une promesse qu’il s’était engagé à honorer avant la fin de son quinquennat. La question est d’autant plus « cruciale » pour les titulaires de petites retraites et ils sont nombreux en agriculture qui ne sont pas en mesure de financer un séjour en maison de retraite.

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 16 mars 2012.

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