La Creuse Agricole 10 décembre 2018 à 08h00 | Par L.Demars

Services médicaux en Creuse horizon 2030

Élus locaux et professionnels de santé se préoccupent du maillage médical dans nos territoires pour la prochaine décennie.

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De gauche à droite : Marie-Christine Bunlon, vice-présidente du conseil départemental de la Creuse, rapporteure du forum, Valérie Simonet, président du Conseil départemental de la Creuse, Valérie Godardn déléguée départementale de l’ARS, Michel Vergnier, maire de Guéret et président de l’association des maires de Creuse, Jean-Louis Jayat, président de la Mutualité Française Nouvelle-Aquitaine, et Jean-charles Bourras, représentant de l’URPS, médecin radiologue à Limoges et Guéret.
De gauche à droite : Marie-Christine Bunlon, vice-présidente du conseil départemental de la Creuse, rapporteure du forum, Valérie Simonet, président du Conseil départemental de la Creuse, Valérie Godardn déléguée départementale de l’ARS, Michel Vergnier, maire de Guéret et président de l’association des maires de Creuse, Jean-Louis Jayat, président de la Mutualité Française Nouvelle-Aquitaine, et Jean-charles Bourras, représentant de l’URPS, médecin radiologue à Limoges et Guéret. - © HC

Mercredi 28 novembre 2018 se tenait à la mairie de Guéret le Forum Santé et Avenir qui a réuni les élus locaux et régionaux ainsi que les représentants de l’Union régionale des professionnels de santé. Les réflexions portaientsur l’établissement d’une vision de la santé en 2030 à partir des besoins de nos territoires ruraux. C’est le journal Sud Ouest qui organisait ces réunions qui ont été divisées en 3 groupes de travail sur la région Nouvelle-Aquitaine : Angoulême, Guéret et Bayonne.

Un constat sans appel
La population creusoise continue de baisser et de vieillir. Par conséquent, il va falloir gérer plus de personnes fragiles. Le département figure parmi les plus gros consommateurs de médicaments psychotropes, on note également un fort taux de suicide, surtout en milieu agricole. À ce bilan est confrontée la vision 2030 du territoire : un climat plus chaud, la fibre optique sur tout le département, rendront la Creuse plus attrayante. L’impact des nouvelles technologies, comme le typage génétique ou la médecine prédictive, pour n’en citer que quelques uns, jouera son rôle. L’enjeu est donc d’adapter les décisions à prendre en fonction des besoins de santé de nos territoires ruraux et des perspectives 2030.

Un débat de spécialistes
Le cadre posé, les interventions se sont rapidement orientées vers une pathologie bien connue dans nos campagnes, la désertification médicale. En effet la Creuse va perdre 30 % de ces médecins dits de « premier recours » dans les prochaines années. Michel Vergnier a souligné qu’une réponse à cette difficulté est d’appuyer la prévention pour que les gens restent en bonne santé. « Il y a un vrai problème de prévention et d’éducation à la santé ».
Mais le vrai défi est de faire venir les jeunes médecins en Creuse. Un des remèdes serait l’attractivité du territoire à laquelle travaille déjà le Conseil départemental. Pour pallier le manque de médecins spécialistes, Mme Simonet envisage de créer des groupements d’employeurs : « on peut imaginer la création d’une structure de type groupement d’employeurs pour embaucher des médecins et les partager entre les cabinets qui en ont besoin ». Jean-Charles Bourras, représentant de l’URPS, médecin radiologue à Limoges et Guéret, propose de s’inspirer, tout en l’adaptant, du modèle canadien, qui a réussi à garder un maillage médical malgré une population très disséminée. « Il faut être innovant dans l’attractivité pour les jeunes médecins au-delà de l’environnement professionnel, il faut penser à la situation de leurs conjoints, à la scolarité de leurs enfants […]. Il faut rentrer dans le cercle vertueux des jeunes qui appellent les jeunes ».
Le maintien de services de santé de qualité dans les zones rurales est une tâche complexe et un enjeu majeur puisqu’il est le premier critère de choix des gens pour s’installer en campagne. Pour y répondre, quatre notions importantes sont à développer : la prévention, l’innovation, la collaboration et enfin l’attractivité, comme l’a précisé Valérie Godard, déléguée départementale de l’ARS.
Le rendu final de ces travaux aura lieu à Bordeaux le 7 février 2019 en présence de madame la ministre de la Santé.

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