La Creuse Agricole 22 août 2011 à 11h50 | Par Dr Didier Guérin (GDS Creuse)

Risque bronchite vermineuse - Des conditions météorologiques favorables à la dictyocaulose

Les conditions météorologiques de cette fin de printemps, début d'été, avec de épisodes orageux, constituent des périodes favorables au développement de cette parasitose.

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La dictyocaulose, bronchite vermineuse ou strongylose respiratoire demande une approche spécifique en raison des particularités de ce parasite. La prolificité, la rapidité de son cycle lui confèrent une capacité reproductive prodigieuse, capable de dépasser les défenses immunitaires des bovins, même chez des adultes. Cette parasitose se distingue par l’apparition d’épisodes cliniques pouvant être suraigus. Cela implique un diagnostic précis et une intervention rapide pour éviter un impact conséquent sur le lot concerné.

Un parasite avec une extraordinaire capacité reproductive
La dictyocaulose ou strongylose respiratoire est due à un strongle respiratoire appelé Dictyocaulus viviparus. L’alternance de périodes ensoleillées modérément chaudes et de périodes humides et tempérées, voire nuageuses, constitue les conditions climatiques idéales pour un développement optimal dans le milieu extérieur des larves. Les conditions météorologiques de cette fin de printemps, début d’été, constituent donc des périodes favorables au développement de ce parasite.

Une immunité précoce mais fragile
La réaction immunitaire vis à vis des dictyocaules est précoce (séroconversion à partir de la 4e semaine), avec un impact certain mais de pérennité limitée. L’immunité est rapidement acquise vis à vis des parasites adultes avec réduction puis anéantissement des capacités reproductrices, ce qui explique que la période de reproduction présente une durée très limitée. De même, dans un délai bref, la protection contre l’évolution des stades larvaires est établie. Ainsi, dans un troupeau où la dictyocaulose est endémique, 1 à 5 % des animaux adultes sont porteurs latents. En l’absence de contact parasitaire, la réponse sérologique disparaît 4 à 5 mois après la fin de l’infestation.

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 5 août 2011.

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