La Creuse Agricole 21 novembre 2013 à 08h00 | Par Aurélien Legrand/Dr Didier Guérin

Rentrée d’automne des rongeurs - Êtes-vous bien protégés ?

La lutte contre les rongeurs permet de limiter la contamination des animaux par de nombreuses maladies, les dégradations au sein des bâtiments d’élevages et les souillures des aliments.

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- © GDS Creuse

Les bâtiments d’élevage attirent les rongeurs car ils représentent une source de chaleur et un apport de nourriture abondant lorsque les conditions extérieures deviennent difficiles (fin d’automne). La fin d’année est marquée par une recrudescence de rongeurs dans de nombreux bâtiments d’élevage.

 

Les rongeurs : des maladies disséminées, des installations dégradées, des aliments consommés et souillés
Les rongeurs, quels qu’ils soient, représentent des menaces sanitaires. Ils peuvent propager plus d’une quarantaine de maladies dont la salmonellose, les pasteurelloses, la leptospirose, la dysenterie porcine, la trichinose, la toxoplasmose… Du fait de leurs nombreux déplacements (surtout les rats), ils disséminent les agents infectieux présents et constituent ainsi d’excellents accélérateurs de la dynamique de contamination (diarrhées néonatales, avortements, coccidioses…) dans les différents troupeaux et bâtiments. De plus, les rongeurs entraînent des nuisances aux dépens des animaux par agitation et stress, des bâtiments par dégradation de certaines installations comme la destruction des matériaux isolants, les dégâts dans les installations électriques (installations panneaux photovoltaïques…), des aliments stockés par consommation et souillures par les excréments…

 

Trois types de lutte : chimique, physique et biologique
Trois types de lutte sont recensés : chimique, physique et biologique. La lutte chimique est de loin la plus répandue et la plus efficace. La lutte par mort différée s’obtient à partir d’ingestions d’appâts anticoagulants répétées. Elle est recommandée car la mort intervient dans un délai de deux à quatre jours après consommation d’appâts. Ceci évite au rongeur, animal méfiant et avisé, de faire la relation entre les appâts et les éventuels cadavres. Ces anticoagulants bloquent le phénomène de coagulation sanguine en inhibant la vitamine K. L’antidote est alors une administration de vitamine K1 lors d’une ingestion accidentelle. La lutte physique ne peut être qu’un complément de la lutte chimique. Le piégeage des nuisibles tels que rats et souris s’effectue à l’aide de pièges mécaniques ou englués. Quant à la lutte biologique (chats, chiens, buses…), elle reste anecdotique.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 15 novembre 2013.

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