La Creuse Agricole 27 octobre 2012 à 15h13 | Par Dr Didier Guérin

Maladie des muqueuses ou BVD - Sentinelles et vaccination des génisses

La maladie des muqueuses ou BVD représente une maladie souvent évoquée, parfois source d’implications conséquentes dans un cheptel. Face à la large circulation de ce virus, la maîtrise des points à risques montre son efficacité.

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- © GDS Creuse

Le virus BVD circule largement chez nous. L’enquête régionale, conduite de 2002 à 2004 sur 450 cheptels, avait montré que 8 % des cheptels se contaminaient par an avec un impact clinique globalement peu conséquent donc économiquement faible. Cependant, lors de contamination en période « favorable », c’est-à-dire entre le 1er et le 4e mois de gestation, la situation peut alors s’avérer catastrophique. La maîtrise des points à risque et le diagnostic précoce représentent des outils majeurs de limitation des impacts.

Un diagnostic de la maladie d’abord clinique puis analytique
Les signes d’appel cliniques peuvent être classés en deux catégories :
Les majeurs : avortements et retours en chaleur, malformations congénitales, signes digestifs de maladie des muqueuses (Infecté Permanent Immunotolérant (IPI) en phase maladie).
Des mineurs pour lesquels une intervention de virus BVD ne peut être retenue que dans la mesure où d’autres hypothèses prioritaires auront été préalablement levées : diarrhées néonatales, grippes.
Dans tous les cas, la clinique n’est pas suffisamment spécifique et évocatrice pour permettre à elle seule un diagnostic. Pour confirmer ou infirmer l’implication du virus BVD, il convient de mettre en œuvre une méthodologie raisonnée d’analyses de laboratoire.

Une méthodologie raisonnée d’analyses de laboratoire
Sont décrites pour chacun des signes d’appel, les approches méthodologiques. Les résultats seront interprétés en fonction du statut individuel de chaque bovin prélevé.
- En cas de maladie des muqueuses, recherche du virus par PCR sur l’animal malade.
- En cas de problèmes de reproduction, prélèvement des vaches avortées encore présentes et d’une dizaine de vaches du même lot que les vaches avortées (5 primipares, 5 multipares) en vue de réaliser une sérologie. Ce type d’interprétation sérologique n’est possible que dans des effectifs non-vaccinés.
- Lors de diarrhées néonatales, parallèlement à la recherche d’autres germes, recherche virologique par PCR de mélange sur l’ensemble des veaux nés.

 

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 26 octobre 2012.

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