La Creuse Agricole 30 juin 2019 à 08h00 | Par Sophie Chatenet

Les voyants sont au vert pour la filière

L’interprofession porcine Auvergne-Limousin (IPAL) travaille désormais en étroite collaboration avec l’interprofession rhônalpine (Interporc). En attendant la fusion, un point d’activité a été réalisée dernièrement lors de l’assemblée générale.

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- © SC

En tant qu’associations interprofessionnelles l’IPAL et Interporc garantissent les opérations de pesée, de classement et de marquage (PCM) des porcs charcutiers et des animaux de réforme à l’abattoir. Ils assurent également bien d’autres missions dont le lien avec les éleveurs et disposent d’une connaissance aiguisée des statistiques. En 2018, les 17 abattoirs des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine (exclusivement ex région Auvergne et ex région Limousin + Confolens et Langogne) ont abattu 1 415 370 porcs. Les tonnages sont en légère progression sur ce vaste ensemble par rapport à 2017. Depuis vingt ans, l’activité dans les abattoirs est croissante, même si depuis 2007, on constate une certaine stabilisation. Une fois n’est pas coutume, le « gros » de l’activité est généré par l’abattoir Tradival à Lapalisse dans l’Allier, qui a lui seul a traité 673 443 porcs en 2018. Sur ce seul site, 22 000 porcs supplémentaires ont été abattus en 2018 par rapport à 2017.

Des progrès considérables
En Auvergne, l’Allier regroupe 83 % de l’activité, le Puy-de-Dôme 2 %, la Haute-Loire 6 % et le Cantal, 9 %. À noter qu’avec l’arrêt de l’abattoir de Pierrefort début 2018, le Cantal ne compte plus que trois outils : Aurillac, Laroquebrou et Neussargues. Côté élevage, à l’échelle d’Auvergne-Rhône-Alpes, on recense 817 sites ayant une activité d’élevage porcin avec au moins 50 places d’engraissement ou de post-sevrage ou au moins dix places de reproducteurs. La production régionale pèse 4,5 % dans la production nationale. Dans le domaine de la transformation, avec 12 % de l’activité Auvergne-Rhône-Alpes est la troisième région française après la Bretagne et les Pays de la Loire. « Globalement, l’activité se porte plutôt bien », a souligné Georges Champeix, président de l’IPAL, révélant « qu’en trente ans, on a gagné entre 18 et 20 kilos de carcasse par porc ». Un bon énorme rendu possible grâce à la génétique et l’évolution des pratiques d’élevage.

Segmentation
La production régionale s’appuie notamment sur plusieurs signes officiels de qualité et sur une tradition de salaisonnerie encore très ancrée. Ainsi en 2018, ce sont plus de 5 000 tonnes de saucissons secs et plus de 1 700 tonnes de jambons secs qui ont été produits sous IGP (2 016 tonnes en IGP Ardèche, et 4 800 tonnes en IGP Auvergne¹). Thierry Thénoz, président d’Interporc est convaincu que, « ces signes de qualité constituent l’un des socles de la pérénnité de la filière ». Revenant sur la démarche « La Région du Goût », initiée par le Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes, il a témoigné de la nécessité de redonner un bol d’air à cette initiative « qui peine à décoller en termes de volumes ». Depuis 2017, l’IPAL et Interporc, les deux interprofessions sont réunies au sein d’une structure informelle : le comité régional porcin, afin de parler d’une même voix aux élus du Conseil régional. Le comité s’est réuni à deux reprises en 2018 pour évoquer, entre autres le plan de filière régional porcin, l’harmonisation des logiciels de système de pesée-classement-marquage,… Le travail de collaboration est donc bien engagée. Une manière de préparer le terrain pour aboutir à la fusion des deux structures, à l’horizon 2020.

1. En 2018, le consortium des salaisons d’Auvergne a mené deux opérations de communication d’envergure : un spot publicitaire télévisé diffusé au niveau national, et un placement de produit dans le film « Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu ? ». Parallèlement, un travail sur la réduction du sel et des conservateurs a été engagé avec l’ADIV.

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