La Creuse Agricole 16 octobre 2020 à 07h00 | Par Sophie Chatenet

Les éleveurs bovins appelés à retenir au maximum les broutards en ferme

Face à la baisse continue du cours du broutard, non justifiée par la conjoncture, les éleveurs de races à viande du Grand Massif Central appellent les éleveurs du Massif Central – ceux qui le peuvent et le temps qu’ils pourront – à la rétention des broutards en ferme.

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Les FDSEA et JA du Cantal, du Lot et de l’Aveyron ont ouvert le bal des actions dénonçant les cours trop bas des broutards.
Les FDSEA et JA du Cantal, du Lot et de l’Aveyron ont ouvert le bal des actions dénonçant les cours trop bas des broutards. - © Union du Cantal

« Depuis plusieurs semaines, les prix de vente des broutards ne cessent de baisser, et ce, de façon totalement déconnectée des réalités du marché. Rappelons que pour 2020, les exports vers l’Italie sont stables par rapport à 2019, et même en hausse sur la semaine précédente. La demande du marché européen est là. Pourtant, depuis des semaines, un éleveur perd 150 € par animal vendu ! », s’insurge Christian Bajard, coordinateur du Berceau des races à viande du grand Massif central. Ainsi, alors que le prix d’un broutard devrait être de 3,25 €/kg sur la base de l’indicateur du coût de production national (issu de la méthode validée par les opérateurs de l’Interprofession), il est à ce jour à 2,38 €/kg. Face à cette évolution des prix incompréhensible et inacceptable, les éleveurs de races à viande du Grand Massif Central appellent donc les éleveurs du Massif Central – ceux qui le peuvent et le temps qu’ils pourront – à la rétention des broutards en ferme. « Il n’est plus question de vendre à ces niveaux de prix, il est vital de faire remonter les cours rapidement, en cohérence avec les signaux des marchés », rappelle l’éleveur de Saône-et-Loire. Via diverses actions départementales, les éleveurs du berceau entendent maintenir la pression auprès des quatre exportateurs qui pèsent à ce jour 83 % des volumes entre la France et l’Italie. « Les chiffres sont plus têtus que les discours, les éleveurs ont besoin d’une réponse cohérente des acheteurs et des pouvoirs publics face aux signaux des marchés. Il en va de l’avenir des éleveurs de bovin de race à viande dans le Massif central ».

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