La Creuse Agricole 07 avril 2010 à 12h16 | Par M.B.

Lait - L’accord doit être respecté

Face à des discussions enlisées quant au respect de l’accord du 3 juin 2009, et dans la lignée de la décision de la section régionale laitière du Massif central, une délégation de la section laitière de la FDSEA a été reçue le 29 mars dernier à la préfecture.

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Les responsables laitiers de la FDSEA avec Didier Bayer, président (2e à gauche) en discussion avec Didier Kholler, directeur départemental des territoires et Hugues Moutouh, préfet de la Creuse.
Les responsables laitiers de la FDSEA avec Didier Bayer, président (2e à gauche) en discussion avec Didier Kholler, directeur départemental des territoires et Hugues Moutouh, préfet de la Creuse. - © D.R.

L’accord sur le prix du lait du 3 juin 2009 était il y a quelques jours encore au cœur des débats. Sous prétexte de vouloir toujours aller au moins-disant, certains grands groupes industriels laitiers refusaient l’application des indicateurs pour le 2ème trimestre 2010 issus de l'accord du 3 juin 2009, arguant une différence de prix trop marquée entre l’Allemagne et la France. Le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a donc pris l’initiative de réunir les 3 familles de l’interprofession laitière le 30 mars dernier.

 

Pour rappeler leur détermination à ne pas céder et à engager des actions si nécessaire, une délégation de la section laitière de la FDSEA a sollicité une rencontre auprès du préfet, Hugues Moutouh. Ils ont ainsi été reçus par le préfet, accompagné du directeur de la Direction départementale des territoires (ex DDAF), Didier Kholler et du député de la majorité, Jean Auclair. Les représentants professionnels ont rappelé le contexte dans lequel cette tension s'inscrit. « Le marché du lait est un marché européen », a rappelé Didier Bayer, président de la section laitière. « Nous sommes en concurrence avec l’Allemagne qui a un prix du lait qui, aujourd'hui, est inférieur de 15 % au nôtre ! Sans compter que le lait d’Allemagne inonde le marché du lait de consommation. Mais ce que les industriels ne prennent pas en compte, c'est le coût de la main d'œuvre qui est 2 fois moins cher en Allemagne qu’en France. Et cette différence a des répercussions sur le coût de production de notre lait ».

 

Après avoir écouté avec intérêt et attention les arguments des producteurs, le préfet s'est engagé à faire remonter la demande de respect de l'accord du 3 juin 2009. La pression a payé puisqu'au matin du 30 mars, on apprenait qu'un accord était trouvé afin de poursuivre, au 2ème trimestre 2010, l'application des indicateurs issus de l'accord du 3 juin 2009 (cf. notre édition précédente).

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