La Creuse Agricole 18 octobre 2016 à 08h00 | Par Marie Renaud

La France veut son Championnat du monde

La France est officiellement candidate pour accueillir les Championnats du monde de tonte de moutons, en juillet 2019, en Haute-Vienne. Encore faut-il convaincre le comité international qui aura à choisir entre l’Hexagone et l’Irlande-du-Nord.

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Loic Leygonie est champion de France en titre de tonte machine.
Loic Leygonie est champion de France en titre de tonte machine. - © MR

À la manière d’un sportif de haut niveau, Loic Leygonie s’entraîne chaque jour. Sa discipline à lui, c’est la tonte de mouton. Tondeur professionnel, il est champion de France en titre de tonte machine et ira représenter son pays en février prochain en Nouvelle-Zélande pour tenter de décrocher le titre mondial.

Programme bouclé et partenaires engagés
Et il ne sera pas seul à l’autre bout de la terre puisqu’une délégation de quinze personnes fera le déplacement pour tenter de convaincre la Commission internationale que ce soit la France qui organise les prochains championnats du monde en juillet 2019. « Nous avons tout intérêt à arriver là-bas avec un dossier déjà bien ficelé », assure Christophe Riffaud, éleveur, tondeur professionnel installé en Haute-Vienne et président de l’Association pour le mondial de tonte de mouton (AMTM). Dans sa chemise cartonnée, le professionnel range donc le lieu (Le Dorat en Haute-Vienne), les partenaires, un programme déjà étoffé et une kyrielle d’arguments : « Nous avons déjà organisé le Championnat de France et le tournoi des six nations et cela s’est très bien passé. Nous avons envie d’organiser un événement d’envergure internationale ». Événement que personne au sein du staff ne s’imagine ne pas orchestrer même si, pour cela, il faudra passer devant un autre pays, et pas des moindres, l’Irlande-du-Nord.

Lobbying
En attendant de se trouver en face de cette commission, l’équipe arpente les événements agricoles de la France pour promouvoir son événement. Un vrai travail de lobby en somme pour prouver que derrière la tonte, c’est toute une filière qui est concernée : « Les tondeurs sont des vecteurs de messages pour toute la filière, des indicateurs de l’ambiance, analyse Patricia Soury, secrétaire générale de la Fédération nationale ovine (FNO). C’est aussi le bon moment pour promouvoir la filière et d’encourager des jeunes à faire ce métier ».

40 000 bêtes tondues par an pour le champion de France
Loic Leygonie ira dès la fin d’année dans l’hémisphère sud pour faire la saison de la tonte. « Cela me permet de côtoyer et d’échanger avec de très grands pros de la tonte et de pratiquer le plus possible ». Une pratique qu’il commence à maîtriser puisque le jeune homme de 24 ans tond environ 40 000 bêtes par an.

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