La Creuse Agricole 22 janvier 2021 a 07h00 | Par A.M.

La FDSEA toujours en action

La FDSEA a tenu son premier bureau de l’année, ce jeudi 14 janvier à Guéret en présence de l’ensemble de ses membres.

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- © AM

Malgré une activité chargée, le président Christian Arvis a profité de cette occasion pour adresser ses vœux à l’ensemble des administrateurs ainsi qu’aux adhérents dans un contexte agricole toujours aussi difficile. En faisant le point sur la situation du moment, l’ordre du jour de ce bureau était déjà bien garni, avec de nombreux dossiers en cours comme l’actualité syndicale, le point sur les négociations de la réforme de la PAC, les rencontres successives avec Madame la Préfète et les acteurs de la filière « viande bovine », le dossier des zones vulnérables avec bien d’autres sujets et en particulier, celui du plan de relance qui fait tant grincer les dents.
Ce fameux plan de relance, tant encouragé par les pouvoirs publics se trouve aujourd’hui en panne sèche de financement sur le volet du « plan protéines amont ». Ce plan très éphémère aura eu, une durée de vie très courte, à peine 12 heures pour consommer l’enveloppe des 20 millions d’euros consacrés aux investissements sur les équipements de récolte.
Selon les chiffres de FranceAgriMer, il aura fallu pas moins de 3 876 dossiers pour consommer l’enveloppe totale des 20 millions d’euros. À raison de 100 dossiers enregistrés toutes les 10 minutes le montant total des demandes s’élevait déjà à 63 millions d’euros à la date de fermeture de la procédure.
Pour sa part, la FDSEA a aussitôt dénoncé cette situation auprès des instances départementales et en appel au Gouvernement pour mettre les moyens nécessaires en face pour répondre aux attentes des agriculteurs.
Sur le dossier de la réforme de la Politique Agricole Commune, la FDSEA maintient toujours ses positions en faveur du recouplage des aides animales et le maintien du budget sur les ICHN. Une position en phase avec celle déjà prise par les FRSEA Nouvelle-Aquitaine et du Grand Massif central. Durant la campagne PAC 2020,  114 millions d’euros ont été octroyé à 3 259 exploitations bénéficiaires et 311 000 ha éligibles. Le département de la Creuse figure au 10e rang des départements français à bénéficier des aides PAC du 1er et 2e pilier. Le DPB moyen en Creuse se situe à et 106,64 € par hectare contre 114,40 € en moyenne nationale.
Dans le cadre syndical, le président Christian Arvis a également rappelé que la FDSEA avait engagé un certain nombre d’actions durant ces dernières semaines en invitant notamment Madame la Préfète sur l’exploitation du Gaec Ravel aux Mars, pour mieux appréhender les problématiques des agriculteurs creusois. En amont, la FDSEA avait aussi initié, la rencontre avec les acteurs de la filière « viande bovine » à Ajain en présence de Madame la Préfète, de la DDT et du député Jean-Baptiste Moreau pour rappeler à chacun que « tous les opérateurs quels qu’ils soient, se devaient d’agir dans le même sens dans l’intérêt de toute la filière amont et aval, plutôt que de créer la psychose dans les campagnes sur les tendances de marché, tout en rémunérant au juste prix des éleveurs ».
Pour répondre aux demandes des négociants, la FDSEA reste toujours en opposition sur la vaccination contre la FCO. Une vaccination qui n’a plus lieu d’être à ce jour, et qui impacte fortement et directement les marchés à l’exportation, tout comme, elle s’oppose à son allongement du délai d’exportation porté à 60 jours, après la deuxième injection.
Parmi les autres sujets, le président a aussi évoqué les erreurs que l’on rencontre de plus en plus souvent sur les étiquetages des produits carnés dans les grandes surfaces. Des anomalies qui ne peuvent plus être tolérées par la FDSEA, qui demande de fortes sanctions à l’encontre des enseignes frauduleuses. En lien avec la restauration hors domicile, la FDSEA qui a toujours prôné pour le « manger local » dans le programme alimentaire territorial, a rappelé qu’il était du devoir des collectivités territoriales d’imposer dans les établissements scolaires et autres, des repas à partir de produits locaux.
Dans un contexte aussi difficile, Christian Arvis a rappelé que la mobilisation était omniprésente et que la « FDSEA ne se priverait pas de mener des actions syndicales, si la situation venait encore à se dégrader ».
Indépendamment des dossiers d’actualité, la FDSEA envisage cette année, si la situation sanitaire le permet, de réaliser son prochain congrès départemental pour son 75e anniversaire,  dans la deuxième quinzaine du mois d’avril, avec pour thème les évolutions la réforme de la PAC.

Plan de relance : panne sèche des financements

Les politiques pensaient 2 ans pour dépenser l’enveloppe allouée, les agriculteurs l’ont consommé en moins de 12 heures !
Nous vous informons que le dispositif pour le plan de protéines végétales Amont (Aide à l’investissement dans des équipements spécifiques permettant la culture, la récolte et le séchage d’espèces riches en protéines végétales et le développement de sursemis de légumineuses fourragères) est clôturé avant l’heure !
Nous ne pouvons que regretter de ne pas pouvoir vous accompagner sur cette démarche mais la fermeture du dispositif est indépendante de notre volonté.
Un bug informatique est annoncé mais la réalité est bien différente !
En effet, suite aux très nombreux dossiers déposés (3 876 dossiers), l’intégralité de l’enveloppe nationale (20 millions d’euros) a été consommée en quelques heures (100 dossiers enregistrés toutes les 10 minutes pour un montant total d’enveloppe de près de 63 millions d’euros de besoins à l’arrêt du service).
Avant même l’ouverture du dispositif de ce plan de relance, la FDSEA 23 avait déjà alerté que les moyens financiers mis en œuvre étaient totalement dérisoires face aux besoins des agriculteurs.
Les calculs sont pourtant simples : pour consommer l’enveloppe de 20 millions d’euros, il suffit simplement que sur le territoire national :
- 266 Cuma prétendent au plafond de l’aide (150 000 € d’investissement aidé à 50 %)
ou
- 1 250 exploitations prétendent au plafond de l’aide (40 000 € d’investissement aidé au taux minimum de 40 %)
Nous avons d’ores et déjà alerté toutes les instances et demandons au Gouvernement de bien vouloir mettre en œuvre expressément les moyens nécessaires pour répondre aux attentes des agriculteurs creusois sur ce dispositif.

FDSEA de la Creuse

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