La Creuse Agricole 06 septembre 2011 à 10h25 | Par Aurélien Legrand (Farago Creuse) et Dr Didier Guérin (GDS Creuse)

La dératisation, un facteur primordial de la maîtrise sanitaire - Les rongeurs en bâtiments d’élevage

La lutte contre les rongeurs permet de limiter la contamination des animaux par de nombreuses maladies, les dégradations au sein des bâtiments d’élevages et les souillures des aliments.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les bâtiments d’élevage attirent les rongeurs car ils représentent une source de chaleur et un apport de nourriture abondant lorsque les conditions extérieures deviennent difficiles (fin d’automne).

Les rongeurs, des hôtes très indésirables
Les rongeurs, quels qu’ils soient, s’avèrent être des menaces sanitaires conséquentes en tant que porteurs de maladies comme la leptospirose, salmonellose, dysenterie... Ils disséminent les agents infectieux présents dans l’élevage et constituent donc d’excellents accélérateurs de la dynamique de contamination dans les différents troupeaux et bâtiments. Ainsi, les rongeurs entraînent des nuisances aux dépens :
- Des animaux par agitation, stress et par portage de germes pathogènes.
- Des bâtiments par dégradation de certaines installations.
- Des aliments stockés par consommation et souillures.

Une bonne connaissance des différents rongeurs pour une action efficace
Différentes espèces sont communément rencontrées avec des caractéristiques qui leur sont propres. Dans les bâtiments, se retrouvent essentiellement des problèmes de souris. Un trou de 7 mm suffit pour qu’une souris passe. Toutes conduites d’eau, d’électricité ou fissures peuvent donc permettre une intrusion. En présence de nourriture très appréciée de ces animaux (céréales, aliments concentrés, etc), la pose d’appâts doit être judicieuse sous peine d’être délaissés. Le mode de vie et le régime alimentaire des rongeurs varient considérablement d’une espèce à l’autre. Ces différents paramètres sont à prendre en compte afin d’obtenir rapidement des résultats adéquats. La dératisation demeure une intervention technique et délicate. Le choix et l’emplacement des produits rodonticides sont à réaliser de façon à s’intégrer le plus possible dans les pratiques des rongeurs. Par exemple, la souris écorce les graines d’où l’adaptation des appâts (avoine décortiquée). De plus, vis à vis des anticoagulants, celle-ci est plus sensible au « difénacoum » qu’à la « bromadiolone ». L’identification des espèces concernées s’avère donc indispensable pour adapter le type d’appâts et la matière active employée. Il est important de savoir que le mélange de plusieurs matières actives au sein d’un même poste d’appâtage rend les rodonticides utilisés inefficaces.

1 rat vu = 20 à 30 rats présents = 2 000 kg de nourriture consommée et souillée par an
Une dératisation à mettre en place précocement
La dératisation est d’abord préventive par des mesures d’hygiène et de propreté qui limitent l’intérêt pour ces animaux à venir s’installer dans l’élevage. Ces mesures préventives nécessaires mais insuffisantes demandent une lutte curative en complément. Un rat vu en pleine journée, c’est au minimum 25 d’installés dans vos murs et donc par conséquent 300 euros de dépensés ! Un couple et sa descendance peuvent donner jusqu’à 600 individus ! Il est donc décisif d’éliminer tout rongeur dès la vue du premier. La lutte doit allier précautions (utiliser des récipients sans odeur, ne pas manipuler les appâts avec les mains, etc.), produits efficaces (choix du support et de la matière active), persévérance dans l’action (vérifier et renouveler les appâts aussi longtemps que les appâts précédents se-
ront mangés, contrôler les mortalités) et prudence d’utilisation (tous les produits raticides utilisés sont dangereux pour l’homme et les animaux domestiques et doivent donc être utilisés et stockés en conséquence).

Connaissance des rongeurs, qualité des produits utilisés et régularité des interventions : des paramètres à connaitre pour une dératisation adaptée
La dératisation nécessite une évaluation rapide et précise des problèmes rencontrés afin que cette dernière soit efficace. L’action est orientée en fonction de différents facteurs :
- Type de bâtiments (fermes, usines, maisons, bureaux, etc.).
- Nourriture à disposition qui détermine la concurrence alimentaire (blé, maïs, etc.).
- État de propreté, rangement, état des murs, voisinage/réseaux d’égouts, cours d’eau, etc.
- Traces laissées par les rongeurs : crottes, dépôts de gras, rongements, terriers, odeurs spécifiques (surmulots, souris), etc.
- Vision (fugace) d’un individu, capture d’un individu si possible.
- Dégâts produits sur les denrées stockées, les aliments, les structures, etc.
L’intervenant distingue, aux travers des différents éléments, les rongeurs concernés afin d’adapter la lutte. Ce dernier est à même d’évaluer le niveau d’infestation des nuisibles afin de faire le choix des types d’appâts et des matières actives les plus adaptées aux espèces concernées. Après la première phase de mise en place de la lutte chimique, le principe de base est de rendre les lieux les plus inhospitaliers possibles pour les rongeurs, en supprimant au maximum les sources de nourriture et les gîtes de reproduction. Il est donc nécessaire de limiter ces endroits afin de rendre la dératisation la plus efficace possible. Le suivi de la lutte demande des passages réguliers (classiquement 4 passages par an), une récupération des appâts non-consommés et une évaluation de l’efficacité par la présence de cadavres et la disparition des traces des nuisibles.

Farago Creuse : une structure agréée, des techniciens qualifiés, une large gamme de produits certifiés et reconnus
Farago Creuse, mandatée par GDS Creuse dans son objectif de faciliter la réalisation de ses missions sanitaires, vous propose une offre diversifiée en produits certifiés (à disposition au magasin de Farago Creuse situé au 26  rue Alexandre-Guillon, 23000 Guéret ou chez les délégués cantonaux de GDS Creuse dépositaires, pour les connaitre, contactez-nous ou consultez www.faragocreuse.fr) mais aussi en services avec la possibilité de faire effectuer ces interventions par un des sept techniciens qualifiés (plus de 700 contrats en suivi de dératisation). L’emploi de matériel et de produits adaptés permettent la meilleure efficacité afin d’obtenir les résultats escomptés. N’hésitez donc pas à nous contacter pour la réalisation d’un devis adapté à votre structure (contrat, passage ponctuel). La réalisation de la dératisation au sein des bâtiments agricoles participe à l’optimisation de la maîtrise des risques sanitaires en élevage, permet de réduire les pertes économiques en limitant les dégradations au niveau des structures mais aussi des aliments consommés.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Creuse Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

La Creuse Agricole
La couverture du journal La Creuse Agricole n°2302 | octobre 2020

Dernier numéro
N° 2302 | octobre 2020

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui