La Creuse Agricole 22 septembre 2015 à 08h00 | Par Sophie Chatenet

L’interprofession porcine joue la carte de l’équilibre en Auvergne-Limousin

Les acteurs de l’Interprofession porcine d’Auvergne-Limousin (IPAL) se sont réunis, la semaine dernière, en assemblée générale.

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- © S. Chatenet

En 2014, 947 389 porcs ont été abattus dans la zone de l’Interprofession Auvergne-Limousin (IPAL) qui comprend des établissements situés en Auvergne, Limousin à Confolens (Charente) et à Langogne (Lozère). Depuis 1996, l’activité dans les abattoirs auvergnats a été croissante, même si depuis 2007, on constate une certaine stabilisation. Le « gros » de l’activité est généré par l’abattoir Tradival à Lapalisse dans l’Allier, à hauteur de 60 739 tonnes. En matière de production, 465 852 porcs produits en Auvergne et en Limousin ont été abattus sur la zone IPAL. La part de la production régionale dans l’approvisionnement des outils régionaux a ainsi progressé de 2,4 % entre 2013 et 2014.
Au final, la production régionale représente 49 % de l’activité des abattoirs de la grande région. Les 50 % restants sont issus de la production venant des régions Rhône-Alpes (129 694 porcs), Centre (103 227), Bretagne (92 180), Bourgogne (54 251), Poitou-Charentes (51 231), Aquitaine (15 625), Midi-Pyrénées (13 689), Pays-de-la-Loire (7 869) et autres (3 619).

Faire des GMS des alliés
Pour le président de l’IPAL, Georges Champeix, le maintien des volumes abattus est fragile tant la crise traversée actuellement par le secteur porcin est grande. Pour autant, il salue « l’équilibre dans l’interprofession que l’on a su trouver en Auvergne et Limousin ». Face aux difficultés qui ébranlent le secteur, deux options s’ouvrent selon lui aux responsables : « soit on est complètement pessimiste, soit nous sommes réalistes en regardant quelles cartes, on peut jouer ». Parmi les pistes d’actions, l’interprofession nationale Inaporc milite pour l’export et pour une généralisation de l’estampillage « porc français », comme l’a rappelé son directeur, Didier Delzescaux : « Sur ces deux sujets, nous avons des marges de manœuvre ». Un sentiment partagé par Gérard Dutois, directeur de Cyrhio, le plus important groupement de producteurs du sud de la France : « De la même manière que les GMS imposent à leurs marques distributeurs la provenance porc français, il faut qu’elle en fasse autant avec les grandes marques nationales ». Faire des GMS et de leur force de « frappe », des alliés des producteurs, voilà l’objectif qui à terme pourrait payer.
Au niveau régional, une rencontre entre responsables professionnels du secteur porcin et directeurs de GMS pourraient se tenir prochainement, notamment à l’occasion du Sommet de l’élevage (7-8-9 octobre 2015).

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