La Creuse Agricole 22 juin 2017 à 08h00 | Par DM

L’Amoma 23 en visite sur le Plateau de Millevaches

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Le groupe devant l'atelier d'engraissement de Saint-Martial-le-Vieux.
Le groupe devant l'atelier d'engraissement de Saint-Martial-le-Vieux. - © DM

L’Amoma de la Creuse, Association des Membres de l’Ordre du Mérite Agricole a donné rendez-vous à ses adhérents sur le site de la « Ferme de Saint-Martial », au sud de la Creuse.
Cette réalisation leur a été présentée par des responsables professionnels de la structure SAS Alliance Millevaches. Son objectif est d’engraisser sur place, et dans les meilleures conditions, des animaux initialement destinés principalement à l’exportation en broutards vers l’Italie. Après de nombreuses péripéties, elle a accueilli ses premiers animaux en 2016. Les visiteurs, en public connaisseur, ont beaucoup apprécié cette approche visant à conforter les exploitations de naissage, et à développer de la valeur ajoutée et de l’emploi dans la région. Ils ont constaté la sérénité des taurillons limousins et charolais, logés sur aires paillées. Leur ration comprend : maïs-grain, triticale, tourteaux de colza, avec de la pulpe de betterave, de la vinasse, des minéraux et de la paille. Les toitures des bâtiments sont équipées de panneaux photovoltaïques. Une unité de méthanisation utilisant le fumier est en cours de réalisation. Alain Parrain, président de l’Amoma, a félicité les responsables de ce projet qui se concrétise enfin, grâce à la volonté et à l’esprit d’entreprise des agriculteurs adhérents.
La journée s’est poursuivie avec une incursion en Corrèze. Tout d’abord par la visite guidée du Musée de la Tannerie et du Cuir situé sur le site des anciennes tanneries de Bort-les-Orgues : une découverte de l’univers passionnant du travail du cuir. Ce musée a conservé toutes les machines de l’époque, dont l’ingéniosité de la conception étonne toujours le visiteur. Elles permettent de suivre les diverses étapes de la transformation de la peau brute de l’animal en cuir fini. À l’époque, un travail fastidieux, dans une ambiance bruyante et malodorante, mais avec un savoir-faire qui est aujourd’hui disparu.
Puis l’Amoma s’est rendue au barrage EDF de Bort-les-Orgues qui a été mis en service en 1952, après 10 années de travaux. D’une hauteur de 120 mètres, c’est le premier et le plus grand barrage situé sur la Dordogne. Il possède la quatrième retenue la plus importante de France, qui s’étend sur une vingtaine de kilomètres et trois départements. Au delà de sa fonction principale qui est la production d’électricité, le barrage joue également le rôle de régulateur des débits de la Dordogne. Il a aussi permis de développer, par la création de son lac, des activités touristiques et de loisirs. L’Espace EDF offre une vue imprenable sur la salle des machines de l’usine hydroélectrique du barrage. Il est aussi un lieu de sensibilisation aux économies d’énergie et à la protection de la faune et de la flore.
Avec la découverte de la Ferme de Saint-Martial, une quarantaine d’adhérents de l’Amoma ont pris connaissance d’un dossier agricole d’actualité, qui a suscité beaucoup d’intérêt. Une nouvelle sortie réussie, dans une ambiance conviviale.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Creuse Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

La Creuse Agricole
La couverture du journal La Creuse Agricole n°2190 | juin 2018

Dernier numéro
N° 2190 | juin 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui