La Creuse Agricole 05 avril 2020 à 07h00 | Par A.M.

Groupama propose d’assurer la production d’herbe

Le contrat d’assurance Prairie socle de Groupama et ses options complémentaires sont réservés aux éleveurs de ruminants. C’est un contrat d’assurance indiciel, subventionné par la PAC, qui indemnise les éleveurs en fonction de la valeur des fourrages déclarée qui n’ont pas été produits.

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Le contrat d’assurance Prairie socle de Groupama ne ressemble en rien au contrat d’assurance récolte des céréaliers. Ce ne sont pas les pertes de fourrages estimées à la récolte qui sont prises en compte pour calculer l’indemnité mais l’estimation de la production de biomasse (et en l’occurrence de l’herbe ou de la luzerne par exemple) tout au long de la campagne de pousse de l’herbe, au maximum jusqu’au 31 octobre.
Cette mesure indicielle est effectuée par voie satellitaire sur la base d’images prises tous les dix jours. En sommant ensuite les indices relevés au fil du temps, il est alors possible d’apprécier la production potentielle de fourrages constatée sur les parcelles déclarées durant la campagne assurée. Puis en comparant cette production, à la fin de la campagne, avec la moyenne olympique des cinq dernières années, il est alors possible d’estimer la perte ou l’excédent de fourrages durant la campagne.

Franchise de 25 % pour le contrat socle
C’est à partir de cette perte qu’est enclenchée l’indemnisation si elle a lieu. Pour souscrire le contrat d’assurance auprès de Groupama, l’éleveur s’appuie sur sa déclaration PAC envoyée chaque année au mois d’avril/mai sur laquelle il a déclaré l’ensemble des prairies temporaires, artificielles et permanentes pour percevoir des aides. Autrement dit, les surfaces assurées auprès de Groupama sont les surfaces déclarées.
Si un ou plusieurs épisodes de sécheresse surviennent durant l’année, le contrat socle propose d’indemniser les pertes de fourrages si celles-ci excèdent 30 % de la production moyenne estimée au cours des cinq dernières années après application d’un taux de franchise de 25 %.
Mais si l’éleveur veut mieux assurer ses prairies, il conclura un contrat d’assurance plus protecteur avec un taux de seuil et de franchise de 20 % par exemple (et non pas de 25 %). Il paiera une prime plus élevée puisque seule la partie socle (seuil de 30 % et franchise minimum de 25 %) du contrat est subventionnée à 65 %.

Capital assuré calculé sur le fourrage de remplacement
En souscrivant son contrat d’assurance de Groupama, l’éleveur fait deux déclarations en une : celle de la PAC et celle de son contrat. Pour ne pas avoir de démarche supplémentaire à faire, il a saisi au préalable dans l’outil proposé par l’assureur ses identifiants TéléPAC pour repérer automatiquement les parcelles à assurer. Toutes les prairies déclarées de l’exploitation doivent être mentionnées dans le contrat d’assurance pour bénéficier de la subvention.
Le montant de la prime du contrat dépend du montant du capital assuré par l’éleveur, des prix et des taux de seuils et de franchise retenus. Le montant du capital assuré est égal à la valeur du fourrage que l’éleveur devrait acheter pour remplacer celui qu’il n’a pas produit.
Pour choisir son prix de la tonne de matière sèche d’herbe à assurer, l’éleveur se base sur le prix auquel il rachèterait de l’aliment en cas de crise. Par exemple, le foin produit en moins en cas de sécheresse serait évalué au prix du fourrage à acheter en complément (orge, drêches etc.).
Par exemple, soit un éleveur qui veut pouvoir compter sur une production de 350 tonnes de matière sèche (MS) provenant de ses prairies pour s’en sortir. À 180 € la tonne de MS en cas de rachat en période de crise, la valeur du capital assuré est de 63 000 €. La franchise de 25 % restant à la charge de l’éleveur, l’indemnisation maximale en cas de perte est de 47 250 € (mais 50 400 € si la franchise est de 20 % moyennant une prime plus élevée).

Moins de 10 €/ha de prime d’assurance
La prime à payer est calculée de la façon suivante :
Prime totale à payer toutes options confondues = 35 % de partie subventionnée + partie non subventionnée (options complémentaires à la charge de l’éleveur), ce qui représente moins de 10 €/ha pour avoir sa prairie assurée. La subvention étant égale à 65 % de la partie subventionnée.

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