La Creuse Agricole 02 août 2010 à 08h57 | Par A.M.

Grandes cultures - Gros plan sur Diabrotica virgifera virgifera LeConte

Voici le bulletin de santé du végétal du 27 juillet dernier.

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Diabrotica virgifera virgifera LeConte.
Diabrotica virgifera virgifera LeConte. - © D.R.

Maïs


Stade Phénologique

 

Sur les 14 parcelles du réseau Limousin, 7 ont été observées (en Corrèze, en Creuse, en Haute- Vienne). Aujourd'hui, le stade moyen est situé entre « 14 feuilles et plus » et le stade « 50 % des épis avec soies » : Flavignac (87) et Aulon (23) : 14 feuilles et plus ; Limoges (87) : 10 % des pieds avec panicules visibles ; Ayen (19) et Lubersac (19) : 50 % des pieds avec panicules visibles ; Nexon (87) et Ahun (23) : 50 % des épis avec soies.

 

Etat sanitaire

 

Ravageurs

Pucerons. On rencontre classiquement trois espèces : Metopolophium dirhodum, Sitobion avenae et Rhopalosiphum padi qui sont communes au maïs et aux céréales à paille. Les observateurs du réseau Limousin n'ont pas signalé cette semaine de présence de pucerons.

 

Cicadelles. Quelques traces de piqures, caractérisées par des ponctuations blanches, sont visibles sur quelques parcelles.

Chrysomèle des racines du maïs (Diabrotica virgifera virgifera LeConte). « Originaire d'Amérique Centrale et du Sud, ce coléoptère s'est répandu dans tout le centre des Etats-Unis à vocation céréalière à partir des années 50. Il possède la même capacité dévastatrice que la pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis) mais la lutte contre cet insecte est beaucoup plus difficile (insecte souterrain à grande plasticité écologique). […] Profitant des liaisons commerciales internationales en constante expansion, D.virgifera a pu gagner le continent européen […]. En 2002, un foyer initial […] est détecté en France (région Ile-de-France). » (Extrait du compte-rendu France 2006 - Surveillance et contrôle de Diabrotica virgifera LeConte). Eléments de biologie et Symptômes : Diabrotica virgifera virgifera LeConte (Dvv) est un petit coléoptère de 5-6 mm de long, dont les larves attaquent les racines du maïs pour se nourrir. « Les œufs sont pondus dans les 15 cm supérieurs du sol, au pied des plants de maïs ; c'est le stade d'hibernation. L'éclosion se poursuit pendant une longue période. Les larves se développent dans et sur les racines, les jeunes larves se nourrissent des radicelles fines et les larves plus âgées envahissent le centre racinaire. La nymphose a lieu dans le sol. Les adultes qui émergent se déplacent vers les plants de maïs et se nourrissent des feuilles et des styles. »

 

« La nutrition des larves aux dépends des racines les mutile. En conséquence, la force nécessaire à l'extraction des plantes du sol diminue (ceci peut servir d'indicateur des dégâts) et les plantes ont plus tendance à verser. Les larves âgées creusent le parenchyme cortical des racines et creusent alors des canaux dans le tissu vasculaire central. La présence de galeries dans les racines du maïs est donc un symptôme caractéristique bien qu'elles puissent être dues à d'autres espèces. L'alimentation des adultes ne provoque pas l'apparition de symptômes caractéristiques particuliers. » (source : Fiche informative OEPP).

 

Mesures réglementaires. Diabrotica virgifera virgifera LeConte (Dvv) est un insecte réglementé au niveau communautaire, et devant faire l'objet en France d'une lutte obligatoire : cf. l'arrêté du 28 juillet 2008 modifié, relatif à la lutte contre Diabrotica virgifera virgifera LeConte (disponible sur le web).

 

Lorsque l'insecte et/ou des symptômes suspects sont détectés, une déclaration immédiate auprès de la Draaf-Service régional de l'Alimentation, doit être réalisée. Surveillance mise en place en 2010 (hors réseau bulletin de santé du végétal). Un plan national de surveillance est mis en œuvre par les Draaf, avec pour objectif la détection précoce des foyers de Diabrotica virgifera virgifera LeConte (Dvv) au moyen de pièges à phéromones ; ces pièges sont essentiellement installés à proximité des axes de transport routiers et aéroports (principales voies d'entrée du ravageur).

 

20 sites de piégeage seront suivis en 2010 en Limousin par la Draaf et la Fredon. Ce plan est complété par un plan de contrôle applicable dans les zones confrontées à des foyers les années antérieures (situées principalement sur la frange Est de la France).

 

Maladies

 

Aucune maladie (helminthosporiose et rouille) n'a été observée jusqu'à aujourd'hui.

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