La Creuse Agricole 07 mai 2014 à 08h00 | Par Aurélien Legrand/Dr Didier Guérin

Biosécurité interne et désinfection - Agir dès la sortie des animaux

La désinfection des bâtiments d’élevage est un des éléments de la biosécurité interne à mettre en place dans tout élevage ayant été confronté à un épisode pathologique. Elle est à effectuer dès la sortie des animaux.

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 © GDS Creuse Les bactéries, virus et parasites sont capables de résister dans l’environnement. Pour la plupart des germes, cette résistance se trouve augmentée s’ils sont protégés par des matières organiques (sang, © GDS Creuse

La biosécurité comprend l’ensemble des mesures prises pour protéger les élevages de l’introduction de nouveaux agents infectieux. Elle associe, d’une part, une composante externe qui vise à empêcher et/ou à limiter l’introduction de nouvelles souches microbiennes, virales ou parasitaires dans l’élevage et, d’autre part, une composante interne constituée de mesures visant à réduire la propagation des germes à l’intérieur de l’élevage. Ce sont des mesures essentielles à suivre pour obtenir une prévention efficace. Elle relève du bon sens et n’est pas onéreuse. Lorsque les mesures de biosécurité ne sont pas respectées, on risque de passer plus de temps et dépenser plus d’argent à essayer de régler le problème quand il survient. La biosécurité concourt à apporter une protection globale et non contre une seule maladie.

La biosécurité : trois niveaux d’action
La biosécurité passe par la maîtrise des risques de contamination à trois niveaux :
– Allotement (ne pas mélanger les tranches d’âges différents) et isolement des malades.
– Prévention vis à vis des intrants : contrôle et isolement des animaux introduits, précautions par rapport aux visiteurs, désinfection des matériels en commun, vérification de la qualité de l’eau d’abreuvement.
– Nettoyage, désinfection, désinsectisation et dératisation des locaux d’élevage.

La désinfection des locaux d’élevage : une composante essentielle de la biosécurité
La désinfection contribue à réduire la pression d’infection exercée sur les animaux par les bactéries, les virus, les moisissures et les parasites présents dans leur environnement. Elle ne se résume pas à la simple application d’un désinfectant, elle est obligatoirement précédée d’un nettoyage approfondi et suivie d’un vide sanitaire. Elle fait partie des mesures sanitaires à mettre en place dans tout bâtiment d’élevage ayant présenté un épisode pathologique au cours de la saison hivernale (diarrhées néonatales, omphalites, coccidioses, etc.). Elle est à associer à la lutte contre les insectes et les rongeurs, vecteurs d’agents pathogènes et sources de nuisances pour les animaux et les bâtiments.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 2 mai 2014.

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