La Creuse Agricole 02 décembre 2009 a 09h24 | Par Sophie Giraud

FRSEA Massif central - Clair sur les enjeux et les stratégies

La loi de modernisation agricole a été au cœur du débat de la FRSEA Massif central, réunie, lundi dernier.

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Jacques Chazalet, président de la FRSEA Massif central, et Catherine Lion, directrice adjointe de la FNSEA.
Jacques Chazalet, président de la FRSEA Massif central, et Catherine Lion, directrice adjointe de la FNSEA. - © D.R.

Le pacte de confiance qui lie la nation à ses agriculteurs doit être renouvelé. C’est l’objectif du projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA) et de la pêche dont l’examen prévu par les deux assemblées d’ici la fin de l’année, devrait plus vraisemblablement intervenir, début 2010. Ce projet de loi, qui selon Catherine Lion, directrice adjointe de la FNSEA, « n’a pas fait l’objet d’une concertation très approfondie avec les organisations professionnelles agricoles », portera sur trois grandes priorités : promouvoir une alimentation sûre, accessible, diversifiée et respectueuse de l’environnement ; permettre aux agriculteurs de stabiliser leurs revenus dans un environnement volatil ; et favoriser une agriculture durable, contribuant aux équilibres environnementaux et territoriaux.

Voilà pour la colonne vertébrale, qui devrait se déployer à travers des mesures emblématiques, dont on ignore, pour le moment, la teneur. « La LMA acte le principe définitif d’une rupture de la PAC. Autrement dit, nous allons passer d’une politique de l’offre à une politique de la demande », explique Catherine Lion, invitée par la FRSEA Massif central.

Livre blanc

Pour le président de la FRSEA Jacques Chazalet, « il est clair qu’un projet est à développer dans un monde qui change. Il faut accepter ce fait, et développer des stratégies pour accompagner les agriculteurs vers ces évolutions ». Pour les responsables agricoles du Massif central, la problématique d’organisation de filières doit être au cœur de la LMA. « Sécuriser les approvisionnements et donner de la visibilité aux exploitations agricoles sur plusieurs années est une nécessité absolue », a expliqué Joseph Mousset, président de la FDSEA de la Haute-Vienne. Il y a trois ans, le Massif central avait déjà inscrit cet enjeu d’organisation de filière dans le marbre du livre blanc. « Nos orientations restent les mêmes, elles portent notamment sur la régulation des marchés (préférence communautaire, stocks de sécurité, aides à la transformation et la promotion des produits, possibilités d’organisation de l’offre) sur des revenus sécurisés avec un système de gestion des risques basés sur un système dedeficiency payment garantissant des prix minimum compatibles avec les coûts de production, sur des fonds de mutualisation cofinancés par l’Union Européenne, l’Etat, les filières et les producteurs. Selon Catherine Lion, « un vrai débat devrait émerger au niveau national sur l’organisation des producteurs, avec deux hypothèses : une organisation au niveau des entreprises et une autre au niveau des territoires ». Le Massif central, dans l’état actuel des choses, penche naturellement vers la seconde entrée, territoriale.

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