La Creuse Agricole 21 janvier 2012 à 08h00 | Par A.M.

FNSEA - Échanger sur la PAC post 2013

Les 11 et 12 janvier, la FNSEA organisait un séminaire sur la PAC Post 2013 auquel a participé la FDSEA de la Creuse.

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De gauche à droite : Joseph Mousset, président de la FDSEA de la Haute-Vienne, Pascal Lerousseau, président de la FDSEA de la Creuse, et Tony Cornelissen, président de la FDSEA de la Corrèze.
De gauche à droite : Joseph Mousset, président de la FDSEA de la Haute-Vienne, Pascal Lerousseau, président de la FDSEA de la Creuse, et Tony Cornelissen, président de la FDSEA de la Corrèze. - © La Creuse agricole et rurale

Les 11 et 12 janvier derniers, la FNSEA a réuni, en séminaire, l’ensemble des représentants de son réseau issus des territoires comme des productions. Près de 300 personnes, dont le président et le directeur de la FDSEA de la Creuse, Pascal Lerousseau et Armand Martinez, ont pris part à ce temps d’échanges sur le thème de la PAC post 2013. À la veille de ces négociations, ces échanges ont permis de mettre à plat les propositions choisies par la commission européenne dont l’issue finale ne sera pas connue avant 2013 pour une application en janvier 2014.

Quatre ateliers
«Le séminaire a débuté avec la présentation des propositions de la commission par Yves Madre, directeur de cabinet de Dacian Ciolos, Commissaire européen à l’agriculture et au développement rural. Nous avons travaillé ensuite en groupes au sein de 4 ateliers», explique Pascal Lerousseau.
Le premier atelier, présidé par Daniel Prieur, concernait la compensation des handicaps  pour aborder l’ICHN, la PHAE, les mesures de recouplage premier pilier.
Présidé par Pascal Ferey, le deuxième atelier s’intéressait à la question environnementale et plus précisément aux MAE et au verdissement.
Le troisième atelier, présidé par Jean-Bernard Bayard, portait sur la politique des soutiens avec un débat très riche sur les notions de convergences nationale et européenne, avec en toile de fond, le couplage et le découplage des aides.
Et le quatrième atelier, présidé par Henri Brichart, traitait des aspects de l’organisation des marchés, les OCM, et les questions assurancielles, les fonds de mutualisation et de stabilisation.
«Tous les séminaristes ont pu participer aux 4 ateliers, écouter, échanger et faire part de leurs remarques. Au bilan, l’ensemble des responsables professionnels présents s’accordent globalement sur la plupart des grands dossiers syndicaux transversaux (environnement, ICHN). Toutefois, chaque production possède sa propre vision de l’agriculture et de ce que pourrait être la PAC» explique le président de la FDSEA.
«Ce séminaire a permis à la FNSEA de prendre note des réflexions des départements et des régions concernant les propositions de la PAC post 2013. 300 personnes rassemblées pour échanger et donner leur avis sur un sujet qui engage l’avenir de l’agriculture, c’est ça aussi la force de la FNSEA ! L’objectif pour la FNSEA est d’établir un projet de position commune sur le sujet. Ce séminaire est une démarche intéressante qui permet de parler d’une seule et même voix. À nous ensuite, d’affiner techniquement ces propositions dans chacune des régions» constate Pascal Lerousseau.

Revenir aux fondamentaux
En conclusion de ce séminaire, la FNSEA a indiqué : «Nous avons voulu, avant tout, nous inscrire dans le temps européen. En effet, nous voulons peser sur la négociation communautaire afin de préserver un montant de budget impératif pour une politique agricole d’envergure. Le budget de la PAC, ce ne doit pas être un budget de crise, ni une crise du budget, mais une réponse à la crise avec tout ce que l’agriculture, l’agroéquipement et l’agroalimentaire signifient en matière d’emploi, de valeur ajoutée et de perspectives d’avenir.
Dans une actualité où l’incertitude sur le budget européen règne, nous avons consacré notre énergie à consolider l’essentiel à Bruxelles, les modalités de Paris viendront ensuite. Il y a un temps pour tout. En effet, comment répartir avec justice et avec justesse une enveloppe budgétaire non actée ?
La FNSEA souhaite que la PAC, derrière ses terminaisons compliquées et administratives, retrouve son vrai rôle. Autrement dit, une PAC qui constitue le ciment de l’Europe. Il est temps de revenir aux fondamentaux, la PAC ce n’est pas que de l’argent, c’est aussi, grâce à son action, un ferment d’unité et de démocratie dans l’Union Européenne. Nous porterons cela aussi dans le débat de la présidentielle française au profit d’une agriculture européenne et française secteur stratégique et d’avenir».

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