La Creuse Agricole 10 mars 2010 a 16h59 | Par S. Lablanquie

Filière porcine - « Les salaisonniers ne jouent pas le jeu »

La mobilisation des producteurs se poursuit de façon à installer un rapport de force favorable face aux grandes surfaces et salaisonniers.

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Les cours du porc trop bas, dans la perspective de nouvelles normes d'élevage en 2013, mettent à mal les producteurs porcins dans le Massif central », explique Christian Guy.
Les cours du porc trop bas, dans la perspective de nouvelles normes d'élevage en 2013, mettent à mal les producteurs porcins dans le Massif central », explique Christian Guy. - © D.R.

La situation reste tendue. Les producteurs attendent toujours la réunion devant rassembler les représentants des grandes et moyennes surface, les salaisonniers, et la profession. La réunion, maintes fois repoussée, devrait être organisée dans les prochaines semaines.

 

Pour le président de la section régionale porcine Auvergne Limousin, les signaux ne sont pas bons aujourd'hui. Le cadran breton est remonté de 15 centimes d'euros pendant deux semaines, mais il reste encore 12 centimes en dessous de l'Espagne et 8 centimes de moins qu'en Allemagne. « Les abatteurs ont répercuté le prix, mais les grandes surfaces et surtout les salaisonniers ne jouent pas le jeu note Christian Guy. Ils n'ont pas répercuté la hausse du cours, qui est alors redescendu. » Un problème pour les producteurs. Car pour maintenir leurs petits prix, les salaisonniers peuvent toujours trouver de la viande à bas coût produite en dehors de la France. Et le jeu n'est pas égal, chacun sait qu'il existe des distorsions de concurrence entre pays, notamment au niveau du coût du travail.

 

Partage des marges

Alors que la viande de porc française (VPF) est mise en avant au salon de l'agriculture, Christian Guy regrette par ailleurs que les salaisonniers n'adhérent pas à cette démarche : « La VPF a fonctionné avec la viande fraîche, mais les salaisonniers n'ont pas voulu en entendre parler. » Pour lui la question de la répartition des marges reste centrale, d'autant plus en période de crise. « Mais pas pour Jérôme Bédier, pour qui les marges ne se partagent pas, non ? » En effet, comme il l'a déjà expliqué, le président de la fédération des entreprises du commerce et de la distribution, Jérôme Bédier, ne souhaite pas engager le débat du partage de la valeur ajoutée mais plutôt de l'organisation des marchés et des filières.

 

Les producteurs, soutenus par la fédération nationale porcine, restent mobilisés et promettent de passer à l'action auprès des salaisonniers et de la grande distribution, comme ils l’ont fait la semaine passée à Guéret.

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