La Creuse Agricole 17 novembre 2017 à 08h00 | Par Marien BATAILLE/Dr Didier GUERIN

Fièvre catarrhale Un premier cas de sérotype 4 détecté en France continentale

Un cas de fièvre catarrhale ovine (FCO) de sérotype 4 a été détecté et confirmé le 6 novembre sur un veau provenant d’une exploitation de Haute-Savoie. L’animal a séjourné dans l’Allier et a été abattu.

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C’est le premier cas de sérotype 4 détecté en France continentale (en Corse, on compte actuellement 193 foyers de sérotype 4). Le sérotype 8 est en revanche largement présent en France continentale depuis 2015. Conformément à la réglementation de l’UE, des zones de restriction, protection et surveillance sont mises en place (respectivement, 20, 100 et 150 km autour du foyer)
C’est le premier cas de sérotype 4 détecté en France continentale (en Corse, on compte actuellement 193 foyers de sérotype 4). Le sérotype 8 est en revanche largement présent en France continentale depuis 2015. Conformément à la réglementation de l’UE, des zones de restriction, protection et surveillance sont mises en place (respectivement, 20, 100 et 150 km autour du foyer) - © DGAl

Ce foyer de sérotype 4 a été confirmé par PCR au Laboratoire National de Référence, le 06/11/2017, dans le département de Haute-Savoie. La détection a été faite sur la base d’un dépistage d’un veau par PCR en centre de rassemblement. Ce veau a transité par un centre de rassemblement dans la Loire, pour être engraissé ensuite dans l’Allier. Afin de limiter la diffusion de la maladie, plusieurs mesures ont été prises par les autorités sanitaires (DDPP et DGAL) avec un double objectif :
- Éviter, si c’est encore possible, la dissémination du virus FCO‑4 sur le territoire.
- Évaluer la situation sanitaire et l’extension de l’infection.
Le virus FCO, sérotype 4 provoquent des signes cliniques chez les ovins (abattement, œdèmes, anorexie, perte de poids, hyperthermie, jetage) mais pas chez les bovins.

Les mesures dans l’élevage d’origine du veau contaminé situé en Haute Savoie
L’élevage d’origine du veau, situé dans le département de Haute-Savoie, est placée sous arrêté préfectoral de déclaration d’infection (APDI), avec les mesures suivantes :
- Prélèvements sur l’ensemble des animaux de cet élevage avec analyses par PCR.
- Enquête épidémiologique pour tracer les mouvements d’animaux issus de cet élevage.
- Traitement régulier des animaux, de leurs bâtiments d’hébergement et de leurs abords par un insecticide autorisé.
- Interdiction des mouvements d’animaux en entrée et sortie de l’exploitation le temps des investigations.

Les mesures dans l’élevage ayant hébergé l’animal
L’élevage ayant accueilli l’animal, située dans l’Allier, est placée sous APDI, avec les mesures suivantes :
- Euthanasie immédiate du veau.
- Traitement régulier des animaux, de leurs bâtiments d’hébergement et de leurs abords par un insecticide autorisé.
- Réalisation, 15 jours après l’euthanasie du veau infecté, de prélèvements sur les animaux présents pour analyse par PCR.

Un périmètre d’interdiction (PI) de 20 km autour de l’élevage d’origine en Haute-Savoie
Cela implique :
- Des restrictions de mouvements : interdiction de mouvements hors de la zone, vers la zone, au sein de la zone sauf les mouvements de mise en pâture des animaux et les mouvements à destination directe de l’abattoir.
- Une vaccination d’urgence, sérotype 4, prise en charge par l’État, mise en place dans cette zone pour l’ensemble des espèces sensibles.
- Une surveillance : lors des visites réalisées pour la vaccination, des prélèvements pour analyses virologiques seront effectués par les vétérinaires sanitaires.
- Un traitement régulier des animaux, de leurs bâtiments d’hébergement et de leurs abords par un insecticide autorisé.

Un périmètre d’interdiction de 2 km autour de l’élevage dans l’Allier
Cela implique :
- Des restrictions de mouvements : interdiction de mouvements hors de la zone, vers la zone, au sein de la zone sauf les mouvements de mise en pâture des animaux et les mouvements à destination directe de l’abattoir.
- Une surveillance : des prélèvements pour analyses virologiques seront effectuées par les vétérinaires sanitaires dans tous les élevages du périmètre d’interdiction. Un renforcement de la surveillance événementielle est effectué sur les petits ruminants.
- Un traitement régulier des animaux, de leurs bâtiments d’hébergement et de leurs abords par un insecticide autorisé.

Des zones de protection de 100 km et de surveillance de 50 km
Une zone de protection (ZP : départements : 01, 25, 39, 73 et 74), d’un rayon de 100 km autour du foyer, ainsi qu’une zone de surveillance (ZS : départements : 05, 21, 38, 69, 70, 71, 90), de 50 km au-delà de la zone de protection, sont instaurées.
Dans ces deux zones, des mesures de surveillance sont mise en place sur les bovins (prélèvements à raison de 45 élevages par département, 20 bovins par élevage) et les petits ruminants (renforcement de la surveillance événementielle), les résultats de la surveillance sont attendus avant le 24/11/2017.
En ZP, une vaccination obligatoire contre la FCO‑4 de tous les animaux des espèces sensibles va être effectuée.

Dispositions immédiates relatives aux mouvements
Les mouvements à l’intérieur de chaque zone ne sont pas limités, à l’exception du périmètre interdit. Les entrées dans les ZS et ZP sont possibles de façon centripète (de la ZI vers la ZS ou la ZP, de la ZS vers la ZP).
Les mouvements de transit au travers des zones réglementées, sans arrêt, sont autorisés.
Les conditions du protocole bilatéral avec l’Espagne ont été étendues au sérotype 4. Les animaux bénéficiant d’une PCR négative sont éligibles. Pour l’Italie, les autorités italiennes acceptent les échanges entre zones BTV 4 (cf. carte Europe). Ainsi, le transport de nos broutards valablement vaccinés sérotypes 8 peut se poursuivre. Comme l’acheminement des animaux se fera via la zone indemne de l’Italie, les conditions de l’article 9 du règlement 1266/2007 s’appliquent : après un nettoyage et une désinfection appropriés sur le lieu de chargement, les moyens utilisés pour le transport des animaux doivent être traités au moyen d’insecticides et/ou de répulsifs autorisés.

Une information au fur et à mesure des renseignements disponibles
Cet article fait un point de situation en fonction des renseignements disponibles ce vendredi 10 novembre. Face à cette nouvelle situation d’urgence mouvante, nous allons essayer de vous tenir informés dès la validation des renseignements disponibles grâce aux outils suivants : notre site www.gdscreuse.fr, nos SMS et nos lettres d’information.

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