La Creuse Agricole 17 novembre 2016 à 08h00 | Par Christian PETIT/Dr Didier GUERIN

Éradication IBR, tous les élevages sont concernés

Fruit de notre plan d’action effectif depuis 1996, notre situation favorable en Creuse vis à vis de l’IBR se renforce avec une diminution continue des élevages détenant des bovins positifs.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Comme chaque début de campagne, nous avons contacté les éleveurs avec des bovins positifs au sein de leur cheptel. Sur les 50 cheptels concernés, 18 nous ont indiqué qu’ils vont éliminer ces bovins positifs avant la prophylaxie 2016/2017 et 12 avant la campagne suivante, ce qui nous permettrait de passer au dessous du seuil de 1 % de cheptels positifs et ensuite de pouvoir mettre en place les allégements de prophylaxie.
Comme chaque début de campagne, nous avons contacté les éleveurs avec des bovins positifs au sein de leur cheptel. Sur les 50 cheptels concernés, 18 nous ont indiqué qu’ils vont éliminer ces bovins positifs avant la prophylaxie 2016/2017 et 12 avant la campagne suivante, ce qui nous permettrait de passer au dessous du seuil de 1 % de cheptels positifs et ensuite de pouvoir mettre en place les allégements de prophylaxie. - © GDS Creuse

2015/2016 a vu, en Creuse, une nouvelle baisse du nombre de cheptels IBR positifs renforçant ainsi notre situation très favorable. La réévaluation des kits d’analyses et les nouvelles règles de gestion des « positifs isolés » ont permis de limiter fortement les problématiques de suspension d’appellation IBR de cheptels. Avec la mise en application du nouvel arrêté ministériel IBR du 31/05/2016, l’objectif est la fin de l’éradication.

Une situation creusoise favorable avec plus 98 % de cheptels négatifs facilitant les échanges pour la France, l’Europe ou l’international…
Au 30/09/2016, sur 2 812 cheptels bovins creusois, 2 698 (96 %) étaient sous appellation et 50 (1,80 %) détenaient au moins un bovin positif (15 élevages avec 1 bovin positif, 15 avec 2 à 10 et 20 avec plus de 10 bovins positifs). La dérogation au contrôle IBR à l’introduction lors de transport maîtrisé à partir de cheptels indemnes s’est encore accrue. En 2015/2016, 4 828 bovins pour 595 introductions en ont bénéficié. Notre département se trouve donc dans une situation très favorable pour finaliser l’éradication IBR avec une facilitation encore améliorée des circuits commerciaux, y compris aux échanges et à l’export et un allégement de la prophylaxie envisageable très prochainement.

… avec une amélioration des outils analytiques
La mise à disposition de kits plus spécifiques et de nouvelles procédures permettant le contrôle de résultats suspects d’être de faux positifs a permis de diminuer de 3/4 le nombre d’élevages suspendus à la prophylaxie (29 pour la campagne 2015/2016 contre 127 pour la campagne 2014/2015). Cette amélioration devrait se poursuivre avec le recours à un test de confirmation dans chaque Laboratoire départemental d’analyses.

Un objectif d’éradication avec le nouvel arrêté ministériel du 31/05/2016
Ce nouvel arrêté a pour objet l’éradication de l’IBR avec l’attribution d’un statut IBR à chaque élevage, le renforcement de la surveillance et de l’assainissement avec des restrictions à la circulation des bovins issus de cheptels non-indemnes d’IBR. Il est favorable pour les cheptels indemnes d’IBR (plus de 95 % des troupeaux creusois) et plus contraignant pour ceux en assainissement ou non-conformes.

Un allégement lors de situations favorables…
Dans les zones à situation épidémiologique favorable (taux de cheptels positifs inférieur à 1 % ou taux de nouveaux cheptels positifs inférieur à 0,2 % pendant deux ans), la qualification de l’IBR est maintenue par contrôle de 20 % des bovins âgés de plus de 24 mois ou par contrôles annuels du lait de mélange. Cet objectif est en vue à court terme pour la Creuse (cf. carte). Les troupeaux d’engraissement dérogataires exclusivement entretenus en bâtiments dédiés (bâtiment sans accès aux pâtures et sans détention d’autres animaux) dérogent à l’obligation du dépistage annuel.

… mais un dépistage des plus de 12 mois pour les situations défavorables
Tout troupeau en cours d’assainissement ou non-conforme devra contrôler ses bovins à partir de 12 mois et non à partir de 24 mois comme les élevages indemnes ou en cours de qualification. Par mesure de transition, jusqu’au 31/12/2017, les troupeaux en cours d’assainissement et ayant éliminé la totalité des animaux reconnus positifs avant la prophylaxie dans leur cheptel peuvent ne contrôler que les bovins de plus de 24 mois.

Pour le contrôle aux mouvements, un dépistage 15 à 30 jours après l’arrivée…
Tout bovin introduit, quel que soit son âge, sera isolé et soumis à un dépistage IBR réalisé 15 à 30 jours suivant sa livraison pour prendre en compte le risque « transport » (cf. article du 17/06/2016). Des dérogations au contrôle à l’introduction peuvent intervenir si les bovins sont issus de troupeaux indemnes d’IBR avec un transport maîtrisé.

… avec un dépistage avant le départ pour tout bovin issu de troupeau non-indemne
Si le cheptel d’origine est non-indemne d’IBR, un contrôle IBR sera à réaliser dans les 15 jours avant le départ du ou des bovins afin de ne mettre dans le circuit « propre » que des animaux négatifs en IBR. Les bovins destinés à un troupeau d’engraissement dérogataire en bâtiment dédié ou à l’abattoir peuvent déroger à l’obligation de dépistage.

Une vaccination des positifs dans le mois suivant le résultat d’analyse…
Afin de limiter le risque de contamination des congénères, tout bovin ayant présenté un résultat IBR défavorable sera vacciné par son vétérinaire sanitaire dans le mois suivant la notification du résultat d’analyse sauf si l’animal est envoyé par transport sécurisé à l’abattoir. La vaccination sera entretenue par des rappels vaccinaux réalisés par le vétérinaire sanitaire.

… avec une ASDA marquée pour les bovins positifs avec une sortie uniquement vers l’engraissement ou l’abattoir
Lorsqu’un bovin est reconnu positif en IBR, pour faciliter son identification et la mise en place des mesures de restriction correspondantes, son ASDA (attestation sanitaire à délivrance anticipée) est marquée avec une étiquette« POSITIF IBR ». Sa sortie n’est autorisée que vers un abattoir ou un troupeau d’engraissement dérogataire en bâtiment dédié. Lorsque les mesures prévues par l’arrêté ne sont pas respectées (troupeau non-conforme), tous les bovins du troupeau sont considérés comme infectés.

Une séparation des circuits pour le transport et les rassemblements
Afin de limiter toute nouvelle contamination, tout bovin reconnu infecté d’IBR ne peut être introduit dans une exploitation ou mélangé à des bovins de statut différent, y compris lors du transport ou de tout rassemblement. Tout bovin entré en contact avec un bovin reconnu infecté sera considéré comme infecté.

Pour chacun, certifier son cheptel au regard de l’IBR, pour tous, obtenir le statut de zone épidémiologique favorable
Le « J’apporte des garanties », étape de notre concept « Le sanitaire… j’adhère », demande, au niveau individuel, de certifier son cheptel au regard de l’IBR pour bénéficier des avantages de commercialisation avec une limitation des contraintes et, au niveau collectif, d’obtenir le statut de zone épidémiologique favorable pour la Creuse avec un allégement des contrôles dans les cheptels indemnes d’IBR. Pour finaliser cette éradication de l’IBR, nous avons contacté chaque éleveur avec un cheptel détenant des bovins positifs, nous mettons à disposition de nouveaux outils (étiquettes « POSITIF IBR » à coller sur les ASDA des bovins positifs et/ou vaccinés, nouveau billet de garantie conventionnelle avec une présentation dans un prochain article…), nous avons informé vos vétérinaires sanitaires, réuni vos opérateurs commerciaux et nous vous proposons d’intégrer ce sujet dans nos échanges lors de nos prochaines réunions cantonales du 21/11 au 07/12. N’hésitez pas à contacter votre vétérinaire sanitaire, la DDCSPP ou nous-mêmes pour tout renseignement complémentaire.

Le nouvel arrêté ministériel IBR renforce l’assainissement des troupeaux avec des restrictions à la circulation des bovins reconnus infectés. Chacun est dorénavant concerné, notamment les élevages non-indemnes d’IBR (moins de 5 % des cheptels en Creuse) pour lesquels les mesures vont être beaucoup plus draconiennes.
Le nouvel arrêté ministériel IBR renforce l’assainissement des troupeaux avec des restrictions à la circulation des bovins reconnus infectés. Chacun est dorénavant concerné, notamment les élevages non-indemnes d’IBR (moins de 5 % des cheptels en Creuse) pour lesquels les mesures vont être beaucoup plus draconiennes. - © GDS Creuse

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. La Creuse Agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

La Creuse Agricole
La couverture du journal La Creuse Agricole n°2194 | juillet 2018

Dernier numéro
N° 2194 | juillet 2018

Edition de la semaineAnciens numérosABONNEZ-VOUS

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui