La Creuse Agricole 22 septembre 2012 à 08h00 | Par A.M.

Environnement - 700 agriculteurs dénoncent le durcissement des normes

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Près de 700 agriculteurs de l'Ouest, du Limousin, de l'Auvergne, du Centre et du bassin Loire-Bretagne ont manifesté à Orléans, le 10 septembre à l'appel des FRSEA régionales. Au son des pétards, et des clameurs des manifestants, ils ont dénoncé « l'hystérie administrative » et les abus bureaucratiques de la DREAL. Les FDSEA de la Creuse et de la Haute-Vienne entendaient aussi protester contre le durcissement des normes françaises et européennes en matière d'environnement. Motif de la levée de boucliers : un projet de révision à la baisse du taux de nitrates autorisés dans l'eau qui serait ramené à 11,5 mg/l dans le bassin Loire-Bretagne et qui ne serait pas sans conséquence. Il ferait basculer plus de 800 communes supplémentaires en zone vulnérable, c'est-à-dire qu'elles seraient soumises à des programmes d'actions spécifiques de lutte contre les nitrates. « Sans contester l'impact que ces mesures peuvent avoir sur l'environnement, nous jugeons les critères arbitraires. Pourquoi ce chiffre, alors que la norme est beaucoup plus élevée dans les autres bassins ? » s'est insurgé Éric Thirouin, le président de la FRSEA Centre.
La présence du secrétaire général de la FNSEA, qui a apporté son soutien à cette manifestation s'est engagé à ce que ces dossiers soient évoqués lors de la Conférence nationale de l'environnement, les 14 et 15 septembre au ministère de l'agriculture et de l'environnement. Pour Dominique Barrau : « nous voulons des critères objectifs et rationnels et pour cela ils doivent être corrigés. Il ne peut y avoir des différences de critères entre les agences de bassin, mais il faut tenir compte des approches locales ».
À l'issue de la manifestation, les responsables agricoles ont été reçus par le préfet de région, Michel Camux, ainsi que par le directeur régional de l'environnement et le directeur régional de l'agriculture. Au cours de cette rencontre, la profession a pointé du doigt les incohérences entre la méthode et les  mesures, et elle a demandé que l'impact économique de l'extension des zones vulnérables sur les exploitations agricoles soit pris en compte. Si l'administration entend bien conserver le seuil actuel, le Préfet a indiqué que « la réglementation environnementale était nationale et que tous les autres bassins respectaient les mêmes mesures ». Il a également reconnu que les agriculteurs subiraient de vraies contraintes. La procédure de consultation est prolongée au 8 octobre pour recueillir encore des avis et faire évoluer la copie, avant une nouvelle rencontre prévue le 16 octobre.

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