La Creuse Agricole 30 octobre 2013 à 08h00 | Par Aurélien Legrand/Dr Didier Guérin

Détaupisation d’automne - L’automne, une période à valoriser

Fortement perturbatrice en zone herbagère, la taupe demande une continuité dans le suivi de ses impacts. L’automne constitue une période favorable sous-utilisée.

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- © GDS Creuse

Une gestion rationnelle des exploitations demande une prise en compte de tous les facteurs pouvant entraîner des pertes de production, en particulier pour les fourrages. Dans ce domaine, l’implication des taupinières, donc la gestion des taupes, représente un facteur conséquent dans nos régions particulièrement herbagères.

 

Des pertes de production, une qualité réduite des récoltes, des impacts sanitaires, des dégâts matériels
Une taupinière fait de 30 à 50 cm de diamètre, multiplié par le nombre, la perte en herbe devient conséquente. Le préjudice peut aller de 5 à 30 % de la surface, voire 50 % pour certains enclos à moutons. De plus, les récoltes de foin et d’ensilage sont de moins bonne qualité. La présence de terre dans les fourrages entraîne des moisissures et la présence de butyriques avec des conséquences sanitaires sur le troupeau. Les dégâts matériels peuvent être eux aussi importants avec l’usure rapide des outils utiles aux différentes récoltes (fenaison, ensilages, etc.) et le temps passé à écarter les taupinières. Il n’est pas aberrant de calculer une perte totale due à la présence de taupes pouvant atteindre 50 euros/ha sur une exploitation.

 

Le choix d’une méthode adaptée à son système
Pour une lutte efficace, oublions les méthodes basées sur de fausses croyances comme l’hémophilie de la taupe ou sur l’emploi de matières actives interdites comme la strychnine et la chloralose. Investissons dans des systèmes efficaces, agréés et reconnus. Réalisée grâce à des pièges pince, des tubes ou autres systèmes mécaniques disponibles dans votre magasin Farago Creuse, le piégeage est employé depuis longtemps. Cette technique impose une connaissance du « terrain » pour un placement adéquat des pièges et une disponibilité de temps pour la pose et le suivi. Cela demande au moins un relevé quotidien et un changement d’emplacement si la taupe a repéré le poste de piégeage.

 

Le phosphure d’hydrogène (PH3) : produit homologué, reconnu et efficace
L’utilisation de générateurs de phosphure d’hydrogène (PH3) s’avère être très efficace lorsque les conditions favorables sont réunies : travailler dans un sol suffisamment humide, éviter les sols sableux, craquelés, prévoir une quantité de gaz en relation avec l’importance du réseau à traiter. La méthode consiste à introduire dans les galeries des générateurs de gaz sous forme de pastilles qui, réagissant avec l’humidité du sol, forment des bouchons de PH3 allant jusqu’à 1 mètre. Celle-ci a été approuvée lors de recherches, il en ressort une efficacité de l’ordre de 80 à 90 %. Malgré sa présence à l’état naturel, mais sans risque, car à concentration faible, l’emploi de spécialités génératrices du PH3 est réglementé par l’Arrêté Ministériel du 10 octobre 1988. Seuls les applicateurs certifiés au sein de structures agréées peuvent utiliser ces spécialités.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 25 octobre 2013.

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