La Creuse Agricole 30 avril 2016 à 08h00 | Par HC

De bons résultats pour Groupama d’Oc en Creuse

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De gauche à droite : Michel Gastal, responsable d’établissement Groupama Creuse, Stéphanie Nadot, responsable commerciale régionale, Michel Martin, président de Groupama Creuse, Jean-Yves Dagès, président de Groupama d’Oc et Groupama SA, et Gérard Joalland, directeur général de Groupama d’Oc.
De gauche à droite : Michel Gastal, responsable d’établissement Groupama Creuse, Stéphanie Nadot, responsable commerciale régionale, Michel Martin, président de Groupama Creuse, Jean-Yves Dagès, président de Groupama d’Oc et Groupama SA, et Gérard Joalland, directeur général de Groupama d’Oc. - © HC

Ce jeudi 21 avril, Groupama d’Oc tenait à Guéret son assemblée générale départementale. On peut dire que la caisse départementale se porte bien, à l’image de ses échelons régionaux et nationaux, ce dont se félicite le président Jean-Yves Dagès. L’année 2015 a été marquée par un nombre assez faible de sinistres. En Creuse, aucun événement particulièrement marquant ne s’est produit, et les sinistres connaissent même une baisse. Leur coût, en revanche, peut très vite monter. Ainsi, au niveau régional, le gros épisode orageux du 31 août dans le Sud Ouest a coûté autour de 43 millions d’euros. Au niveau national, c’est la Turquie qui aurait pu plomber le résultat. En effet, une nouvelle disposition législative dans ce pays encourage les assurés à se tourner vers leurs assurances jusqu’à 15 ans en arrière, ce qu’ils n’ont pas manqué de faire. La rémunération des sociétaires est compliquée par les taux d’intérêt très bas, qui obligent à des placements plus complexes.
Malgré ces quelques bémols, le résultat reste très positif, et même en hausse.

Des nouveautés en pagaille
Groupama travaille à court terme sur de nombreux sujets. Le gros dossier est la négociation exclusive entre Groupama Banque et Orange Bank. Le savoir-faire de l’une et l’apport technologique de l’autre devraient permettre la création d’une entité cohérente et performante. « Orange est volontaire et met les moyens, on mise sur les avancées technologiques et les fonctionnalités numériques » indique Jean-Yves Dagès. Ce projet devrait être finalisé avant la fin de l’année 2016.
Plus proche de la problématique des éleveurs creusois, l’assurance prairie se met également en place en ce moment. Son objectif est de sécuriser le besoin fourrager apporté par les prairies, pâturées ou fauchées. En fonction de la différence entre la moyenne des années précédentes et la production réelle de l’année, l’éleveur touchera une compensation qui lui permettra de financer un rachat de fourrage. Pour que chacun puisse estimer l’intérêt de cette assurance, un outil est disponible en ligne. Il présente l’historique de la production des prairies sur plus de 10 ans (www.assurance-prairies.fr). À noter que ce type de contrat peut être partiellement subventionné par les Pouvoirs publics.
Groupama d’Oc est également en train de mettre en place sur son secteur le réseau « Granvillage ». Cette plate-forme mettra en relation producteurs et consommateurs et fonctionne déjà dans d’autres régions. Le producteur pourra rapidement mettre en ligne ses offres et le consommateur sera prévenu en temps réel des offres proches de chez lui et profitera des avantages de la vente directe.

Louis Bodin a présenté sa vision du changement climatique et des conséquences que celui-ci pourrait avoir en matière de changement d’habitudes de productions et d’assurances.
Louis Bodin a présenté sa vision du changement climatique et des conséquences que celui-ci pourrait avoir en matière de changement d’habitudes de productions et d’assurances. - © HC

Le tournant climatique

En terme d’assurance, les événements climatiques coûtent très vite très cher, et alors que le sujet du changement climatique se diffuse partout suite à la COP 21, quoi de plus naturel que de convier une pointure à débattre sur le sujet ?
Groupama d’Oc a donc invité Louis Bodin, météorologue vedette de TF1 et RTL, à participer à ses assemblées générales en département (cf notre numéro du 22 avril 2016). Après un rapide déroulé de l’histoire de la météorologie, matière encore toute neuve et balbutiante, le scientifique a exposé ses constats et ses conclusions : l’Homme accepte de moins en moins les dégâts liés aux phénomènes climatiques, et recherche systématiquement une responsabilité dès qu’il y a des morts. Cette façon de voir les choses n’existait pas il y a seulement quelques dizaines d’années, on acceptait la colère de la nature comme une fatalité. Pourtant la nature restera la plus forte, et les phénomènes extrêmes se produiront toujours. « Je ne peux pas dire si ce sera dans 6 mois, 6 ans ou 60 ans, mais il y aura de nouveau à Paris une grande inondation comparable à celle de 1910. Il y a eu récemment une simulation d’organisation des secours, mais les dégâts seront vraisemblablement plus importants qu’en 1910, même si l’eau monte moins haut : il y a désormais en région parisienne un réseau souterrain énorme qui subira de plein fouet la pression de l’eau, les structures des bâtiments seront bien plus fragilisées qu’en 1910. »
Sur la question du changement climatique, il reste réservé, à mi-chemin entre les climatoseptiques et la vision du Giec. De son point de vue, les données météorologiques scientifiques ne sont recueillies que depuis trop peu de temps1 et donc encore insuffisantes pour que l’on puisse attribuer au changement climatique tel ou tel événement, tempête, canicule ou pluie diluvienne. Selon lui, le changement climatique devrait se sentir en France à une échelle moindre ou avec du retard : « La France est à mi-chemin entre le pôle et l’Équateur, elle subit les influences de plusieurs climats (océanique et continental) qui viennent s’y équilibrer. En Creuse, en plein milieu de la France, le changement se ressentira encore moins, car aux systèmes océanique et continental vient s’ajouter l’influence des systèmes montagnard et méditerranéen. La Creuse est extrêmement bien placée climatologiquement pour tirer son épingle du jeu et profiter à plein de l’avenir. »

1. Les premières stations météo datent des années 1870.

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