La Creuse Agricole 27 septembre 2007 a 00h00 | Par DDSV

DDSV - Un cas de fièvre catarrhale dans un département proche a pour conséquence de restreindre les mouvements d’animaux en Creuse

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Un cas de fièvre catarrhale ovine (FCO ou maladie de la langue bleue) a été confirmé dans le département de la Nièvre. C’est une maladie virale. La transmission se fait presque exclusivement par l’intermédiaire de moucherons. Ils contaminent les animaux en les piquant. Cette maladie, longtemps située dans les zones subtropicales a fait son apparition ces dernières années dans les pays du Sud de l’Europe (Grèce, Italie, Espagne mais également la Corse) et récemment dans le Nord de l’Europe (Allemagne, Belgique, Pays-Bas et France continentale). En France, l’extension récente de la fièvre catarrhale ovine (FCO) a déjà entraîné le classement en zone réglementée de plus de 40 départements du territoire continental. Ces mesures ont pour but de prévenir la progression de la maladie. Le cas découvert dans la Nièvre a conduit le ministère de l’agriculture et de la pêche à étendre, par arrêté publié le 22 septembre, les zones réglementées déjà établies à 11 cantons de la Creuse. Désormais, les cantons d’Ahun, d’Auzances, de Bellegarde- en-Marche, de Bonnat, de Boussac, de Chambon-sur-Voueize, de Chatelus-Malvaleix, de Chenerailles, d’Evaux-les-Bains, de Gueret Nord, de Jarnages se trouvent dans la zone de surveillance définie au niveau national. Dans cette zone de surveillance, qui se situe dans un rayon de 150 km autour d’un cas, les mesures applicables consistent à : - exercer une veille sanitaire sur le terrain afin de détecter le plus précocement possible l’apparition de symptômes évocateurs de la maladie - appliquer aux ruminants transportés vers la zone indemne française un traitement de désinsectisation 28 jours avant le transport (lutte contre l’insecte vecteur de la maladie), puis réaliser 7 jours avant le départ une analyse sanguine pour s’assurer que l’animal n’est pas porteur du virus de la FCO. Cette maladie n’affecte pas l’homme et n’a strictement aucune incidence sur la qualité des denrées. Elle ne touche que les ruminants et se manifestait jusqu’alors principalement chez les ovins. L’épizootie actuelle due à un nouveau sérotype (sérotype 8) se distingue par une atteinte des bovins habituellement résistants à la maladie. Les signes cliniques observés dans l’épisode actuel sont les suivants : œdèmes et ulcérations buccales ou nasales, boiteries, œdème et érythème des mamelles. L’apparition de la FCO sur un territoire entraîne des restrictions aux échanges commerciaux internationaux pour les animaux des espèces sensibles à la maladie (ovins, bovins, caprins principalement) et leur semence, ovules et embryons. Il est rappelé qu’en l’absence de vaccin adapté (disponibilité probable en 2008) et compte tenu de la transmission du virus par des insectes, le strict respect de la désinsectisation et des conditions de mouvements des animaux apparaissent comme les seules mesures permettant de limiter l’extension rapide de la maladie. Il est fortement recommandé de contacter la DDSV (05 55 41 72 20) sur les conditions de mouvement et de rassemblement des animaux. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du ministère de l’agriculture : www.agriculture.gouv.fr le site du GDSCC : www.gdscc.fr

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