La Creuse Agricole 04 décembre 2011 à 11h37 | Par Sophie Giraud

Colloque sur la PAC - La régulation rassemble, la régionalisation divise

À l’initiative de la région Auvergne, un colloque sur la PAC a été organisé, mardi dernier. Si le manque de régulation a été déploré par tous, le choix de gestion des aides reste plus nuancé.

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L'­­ensemble des représentants syndicaux français ont été conviés au colloque.
L'­­ensemble des représentants syndicaux français ont été conviés au colloque. - © CR Auvergne

« Lancer en France, le débat et la réflexion sur les orientations et les modalités de mise en œuvre de la future politique agricole commune ». L’ambition affichée par René Souchon, en organisant à Clermont-Ferrand, mardi dernier, un colloque intitulé « Réforme de la PAC : enjeux pour les régions françaises » n’était pas modeste. Le commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos, devait lui-même être de la partie, sauf qu’un engagement de dernière minute l’aura retenu loin de l’Auvergne. Qu’importe, le rendez-vous avait été pris, et c’est finalement José Manuel Sousa Uva, de la Direction Générale de l’Agriculture et du développement rural à la Commission européenne, qui s’est employé à décortiquer les propositions de la PAC post 2013, dévoilées le 12 octobre dernier.
Devant une assemblée de plus de 500 personnes, il est revenu sur le contexte et les nouveaux défis impartis à la politique agricole commune européenne, et s’est attardé sur la notion de « verdissement » des aides : « la gestion durable est un enjeu pour chaque hectare de l’Union européenne, sans perdre de vue les objectifs de défi alimentaire ». Et de lancer le principe d’éco-compétitivité agricole, capable de « justifier la part de la PAC dans le budget de l’Union européenne ».
Pour Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, le verdissement ne doit toutefois pas prendre le dessus sur l’acte de production, rappelant que l’Europe a « besoin d’une agriculture environnementale mais pas écologique ». Question de vocabulaire, pas si anodine que cela…

Convergence : le risque de l’uniformité
Si les propositions de la Commission ont plutôt été bien accueillies, en revanche elles manquent d’ambition sur la régulation. Ce constat est unanime. « L’abandon des outils de régulation des marchés agricoles ou leur réduction à leur plus simple expression est une faiblesse majeure », a insisté François Bonneau, président de la région Centre, au nom de l’Association des régions de France. Pour l’ARF, la commission doit purement et simplement revoir sa copie, « en revenant sur la suppression d’outils comme les quotas laitiers ou les droits de plantation en vigne ». Sur le principe de convergence des aides*, certains aussi voudraient bien voir l’Europe potasser à nouveau son projet, selon un postulat simple : l’équité n’est pas l’égalité. « Selon les zones, les potentiels de production ne sont pas les mêmes. Ce paramètre devra forcément être pris en compte dans la distribution des soutiens », a insisté le président de la chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor. Un sentiment partagé par Guy Vasseur, président de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, qui appelle globalement à faire preuve de discernement. « Parlons plutôt d’équité », au même titre selon lui, qu’il est contreproductif d’opposer « les circuits courts aux marchés internationaux. Menons les démarches conjointement ».

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 2 décembre 2011.

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