La Creuse Agricole 22 mai 2014 à 08h00 | Par Dr Didier Guérin

Babésiose ou piroplasmose bovine - Une maladie de printemps qui colonise de nouveaux territoires

Ces dernières années, les conditions climatiques hivernales favorables ont permis un développement important des tiques, agent de transmission de la piroplasmose. Cela entraîne des modifications dans l'épidémiologie de cette maladie.

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Le « pissement de sang » qui correspond à l'émission d'urines foncées (rouges à noires) et mousseuses et le rétrécissement de l'anus qui entraîne l'émission de mat © GDS Creuse Dans les zones infectées ou lors de pratique de chimioprévention avec Carbésia®, on espère que le bovin sera en contact avec des piroplasmes afin de conserver ou développer une immunité contre les piroplasmes. © GDS Creuse

La babésiose ou piroplasmose bovine est une grave maladie parasitaire des bovins adultes due à un protozoaire, petit parasite microscopique qui vit dans le sang des animaux atteints. Sa multiplication dans les globules rouges provoque leur éclatement, les parasites ainsi libérés vont parasiter d'autres globules et les faire éclater à nouveau. Tous les troubles observés découlent de ces phénomènes.

Une maladie spécifique transmise par des tiques
La piroplasmose est une maladie spécifique, c'est à dire qu'un piroplasme de bovin ne peut être transmis qu'à un bovin (de même pour la piroplasmose canine). La source essentielle de contamination d'un bovin est un bovin porteur. La piroplasmose bovine n'est donc pas transmissible à l'espèce canine ni à l'espèce humaine. Ce sont les tiques qui transmettent la maladie. Elles vivent dans les broussailles, les haies ou les landes. La femelle pond des oeufs qui donnent naissance à des larves. La larve cherche un hôte pour prendre un repas de sang. Une fois gorgée, elle tombe sur le sol où elle va se transformer en nymphe. Celle-ci recherche à son tour un hôte et se gorge de sang, une fois repue elle tombe sur le sol et se transforme en adulte. Celui-ci se fixe sur un hôte, se gave de sang, tombe sur le sol où il se reproduit. Le cycle est bouclé en trois ans (cf. article du 09/05/2014). Toutes les tiques ne sont pas porteuses de piroplasmes. Par contre, lorsqu'une tique porteuse pique un bovin, elle le contamine. Historiquement, il existe des « prés à piroplasmose » que l'éleveur connaît bien dans son exploitation. Cependant, les modifications climatiques, les circulations de bovins, l'agrandissement des structures entraînent des extensions des zones présentant des tiques porteuses de piroplasmes.

Une maladie saisonnière mais qui peut apparaître à tout moment
La maladie est saisonnière : printemps et automne, saisons favorables au développement des tiques, mais une piroplasmose maladive peut apparaître à tout moment. Les dates d'apparition de la maladie dépendant des aléas climatiques : dès le mois de mars, lors d'hivers doux et de printemps précoces, la vigilance doit redoubler pendant les mois de mai à juin. L'éleveur doit alors essayer de voir dans sa pâture chaque bovin uriner au moins une fois par jour : ce n'est pas facile !

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 16 mai 2014.

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