La Creuse Agricole 13 juillet 2018 à 08h00 | Par HC

« 10 minutes ont suffi pour tout ravager »

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M. Monteil, agriculteur et maire du Chauchet, a accueilli les autorités pour faire le point sur les dégâts. (© HC)  © HC  © HC  © HC  © HC  © HC Plus une graine dans les gousses de colza. © HC Les grains ont été éjectés de leurs épis. © HC

Ce mercredi 4 juillet, les orages ont largement traversé le Limousin et la Creuse, Météo France avait émis une vigilance orange et l’observatoire des orages Keraunos une vigilance rouge (« risque orageux sévère, orages pouvant être violents »). Le département de la Creuse n’a pas été épargné, particulièrement dans le sud-est et dans le secteur du Chauchet, de Tardes et de Saint-Priest.
Une cellule orageuse, petite mais très chargée en grêle, a ravagé une bande de quelques centaines de mètres de large et une dizaine de kilomètres de long, entre Mainsat et Lussat, en suivant les vallées de la Vezelle et de la Tardes. En seulement 10 minutes, des grêlons plus gros qu’une balle de ping-pong ont traversé les toitures et réduit en charpie les cultures encore sur pieds. « Avec le technicien du GDA, nous avons pu établir qu’environ 500 hectares sont concernés, dont une centaine en culture. 50 % de ces 100 ha ont subi plus de 50 % de pertes, voir 90 % pour les plus touchées, explique Philippe Monteil, maire du Chauchet. Mais pour l’instant nous n’en sommes qu’à des estimations, seule la moissonneuse nous dira le rendement réel ». Sur certaines parcelles, le colza, prêt à être récolté, a été ravagé à près de 90 %. Juste à côté, les grains de blé ont été éjectés de leurs épis. Le foin rentré sous bâtiment n’a pas non plus été épargné une fois les toitures perforées. Les panneaux photovoltaïques, les bâches de silos et les vitrages de véhicules ont également souffert, obligeant à des réparations de fortune en urgence.
Dès le lendemain, Mesdames Magali Debatte et Isabelle Arrighi, préfète et sous préfète de la Creuse, se sont rendues sur place, accompagnées du président de la FDSEA Thierry Jamot, pour constater les dégâts et faire un premier point sur les mesures qui peuvent être mises en œuvre. Monsieur Monteil leur a montré les dégâts sur sa propre exploitation avant qu’elles ne se rendent à Tardes.
L’objectif est désormais de réparer les dégâts au plus vite. Les maires de Saint-Priest, Tardes et Le Chauchet ont donc demandé un arrêté de catastrophe naturelle qui a été refusé (la grêle n’entrant pas dans les critères). Avec le soutien du député Jean-Baptiste Moreau et de son suppléant Vincent Turpinat, qui se sont également rendus sur place, ils demandent désormais un classement en zone sinistrée, afin d’accélérer les procédures auprès des assurances. Une demande de classement en calamité agricole est également à l’étude avec la Chambre d’agriculture.

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